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Situation sociopolitique : Le Réseau APEM fait le diagnostic

C’est ce samedi 16 mars 2013 que le réseau ONG d’appui au processus électoral au Mali (APEM) a organisé une conférence de presse à son siège sis à Hamdallaye ACI 2000. Animée par le Président du réseau Ibrahima Sangho en compagnie du chargé de communication Dramane Diarra et la secrétaire exécutive Mme Touré Djénéba Diarra, la conférence a regroupé les partenaires techniques et financiers du réseau et les hommes de média. L’objectif était d’attirer l’attention des autorités politiques maliennes, des partenaires du Mali et de la société civile sur la tenue des élections à la date prévue.

D’entrée de jeu, il a été rappelé au public, la création et la mission du réseau APEM suivi du bref compte rendu de la 6898ème séance du conseil de sécurité des Nations-Unies tenu le 20 décembre 2012 à travers laquelle, il a été demandé aux autorité politiques maliennes de faire en sorte que la feuille de route soit appliquée selon le calendrier prévu.

A cette conférence, il a été aussi question de la responsabilité du PNUD dans la coordination de l’appui des partenaires au processus électoral à travers la mise en place d’un projet d’assistance électoral. Cependant, la marginalisation des organisations de la société civile dont le réseau APEM a été constatée, a indiqué M. Sangho.

Pour revenir à la question de la tenue des élections, M. Sangho a rappelé au public les propos du Président par intérim Dioncounda Traoré par rapport à l’organisation des élections présidentielles avant le 31 juillet 2013, conformément à la résolution 2085 et à la feuille de route adoptée par le gouvernement de transition.

Or, selon lui, le ministre de l’Administration territoriale, de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire a décidé unilatéralement de surseoir à la révision des listes électorales (articles 32 à 58 de loi électorale) allant du 1er octobre au 31 décembre 2012, arguant qu’il ne peut avoir d’élections en 2013. Le réseau APEM invite le peuple malien à constater aujourd’hui que la classe politique malienne qui a cautionné cette violation de la loi électorale et le ministère en charge des élections n’a produit aucun chronogramme à ce jour et sont tous en train de ne plus répondre aux attentes du peuple malien, a précisé M. Sangho. « La date du 7 juillet 2013 pour le 1er tour des élections présidentielles lâchée par l’administration le 14 février 2013 n’est à ce jour validée par le gouvernement », a-t-il ajouté.

Le réseau APEM souligne alors son inquiétude pour le non respect de la date prévue. A cet effet, compte tenu de la gravité de l’heure, il interpelle tous les Maliens où qu’ils soient et qui qu’ils soient. Alors, indique-t-il, il est impérieux de songer à doter le Mali d’institutions légitimes à travers l’organisation d’élections transparentes et crédibles.

Fidèle à sa tradition, le réseau APEM a formulé des recommandations en vue d’aboutir à des élections libres, transparentes et équitables à venir.

Il s’agit essentiellement des points suivants :

- la publication sans délais du chronogramme électoral de la transition de 2013 ;

- la relecture et l’adoption dans les brefs délais, de loi n°06-044 du 4 septembre 2006 modifiée portant loi électorale, comme annoncé dans la feuille de route du gouvernement, pour un meilleur encadrement des élections ;

- la mise en ½uvre, dans une brève échéance de véritables programmes d’information, d’éducation, de sensibilisation et communication des citoyens autour du processus électoral qui est un cycle continu ;

- la tenue des élections présidentielles et législatives de la transition de 2013 avant le 31 juillet 2103.

Mamadou BALLO

 

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