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CRISE INTERCOMMUNAUTAIRE DE PASSAKONGO : Une deuxième marche pour exiger la libération des détenus

Les habitants de Passakongo, soutenus par leurs frères des villages de Boron, de Koplan, de Happérékuy et de Kankonon, ont organisé le 16 mars 2013, une marche pour exiger la libération des détenus de Passakongo. C'est le secrétaire général de la province du Mouhoun, Victorien N. Oyangraoua les a reçus au gouvernorat de Dédougou.

Après la marche du 9 février 2013, les habitants de Passakongo étaient encore dans la rue le samedi 16 mars 2013 pour exiger la libération « immédiate et sans conditions des douze détenus de Passakongo ». En effet, le 16 novembre 2012, le Tribunal de grande instance de Dédougou condamnait 23 personnes parmi la soixantaine inculpée dans la crise intercommunautaire de Passakongo, à des peines diverses. A ce jour, une dizaine de condamnés ont fini de purger leur peine. Une douzaine croupissent toujours en prison et leurs « frères » ont battu le pavé pour exiger leur libération. Venus de Boron, de Happérékuy, de Koplan, de Kankonon et de Passakongo, les marcheurs, partis de la place de l'ancienne auto-gare, ont rallié le gouvernorat de Dédougou, en passant par le rond-point Nazi Boni. En l'absence du gouverneur de la région, c'est le secrétaire général de la province du Mouhoun, Victorien N. Ouangraoua qui les a reçus. Après la lecture de la déclaration par leur porte-parole Michel Sama, elle a été remise au représentant du gouverneur. Victorien Ouangraoua, tout en les remerciant de l'esprit pacifique de la marche, leur a signifié que le message sera transmis à qui de droit, afin de prendre les mesures qui conviennent. Non contents de ces propos du secrétaire général de la province et du traitement de ce dossier depuis le déclenchement de la crise, les manifestants ont investi le gouvernorat dans l'intention d'obtenir sur place la libération de leurs frères. Ils ont même menacé de chasser tous les Peulhs de Passakongo dès leur retour « peu importe les conséquences qui surviendraient ». Comme lors de la première marche, les autochtones de Passakongo ont taxé l'administration, la justice et même les forces de sécurité, d'avoir un parti pris en faveur des allogènes concernés par cette affaire. Une situation, selon les manifestants, qui n'est pas faite pour favoriser la cohabitation entre ces deux communautés dans cette partie de la région de la Boucle du Mouhoun, si ce n'est d'« exacerber les tensions et accentuer les fractures sociales » indiquent les marcheurs.

Kamélé FAYAMA [email protected]

Sidwaya

Le Faso

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