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Elhaj Khadim Samb PDG CARANDA AFRICA : "Ce que je sais sur la fondation "Servir le Sénégal" (...)"

Il est au nombre de ces jeunes Sénégalais, bardés de parchemins, ayant poursuivi leurs études à l'étranger. Plus précisément au pays de l'Oncle Sam. Mais, au lieu de rentrer après ses études, Elhadj Khadim Samb, puisque c'est de lui qu'il s'agit, s'est permis une immersion professionnelle dans le pays d'accueil. Plusieurs années se sont écoulées avant que ce jeune Sénégalais ne décide, enfin, de rentrer au bercail. Une décision qui relève, d'abord de l'attachement affectif pour son pays natal, le Sénégal. Mais, Khadim, comme le surnomment affectueusement ses proches, entend partager son expérience professionnelle à travers un projet novateur. Dakaractu l'a déniché et a réussi à le faire parler. Notamment sur son incursion inattendue dans la fondation de la Première Dame, Marième Faye Sall. Entretien.

Dakaractu: M Samb, comment vous présenter à nos lecteurs? Voulez vous revenir sur votre parcours?
Khadim Samb: Vous me permettrez tout d'abord de saluer l'ensemble de vos lecteurs et de leur souhaiter plein succès dans toutes leurs entreprises. El Hadji SAMB est un jeune Sénégalais établi aux USA depuis 13 ans, mais qui nourrit un profond amour et de grandes ambitions en cours de réalisation, pour son pays le Sénégal.
Il faut retenir qu' après des études en sciences juridiques et politiques à l'UCAD, je suis allé aux Etats unis d'Amérique poursuivre des études en leadership et business management, ce qui m'a d'ailleurs conduit, après l'obtention de mes diplômes, à intégrer l'une des plus grandes compagnies Américaines au monde : WALMART,en tant que " operation director" et ceci durant 10 ans.


Dakaractu: Pourquoi avez-vous décidé de revenir au bercail. Et que comptez-vous faire concrètement pour le Sénégal?
Khadim Samb: Comme vous le savez certainement, tout Sénégalais à l'étranger n'aspire qu'à un retour au pays pour participer à l'effort de construction nationale. C'est dans ce cadre qu'après avoir accumulé plus d'une décennie d'expérience dans le style de management Américain, je me suis décidé à venir en faire profiter mon pays, par la mise en place de projets structurants. Il s'agit d'investir dans des créneaux pourvoyeurs d'emplois et de ressources, au service de la population en générale et des jeunes en particulier. J'ai ainsi mis sur pied un cadre adéquat évoluant dans des activités aussi transversales que l'offre de services, la promotion agricole, le commerce général mais surtout l'encadrement et la formation de la jeunesse aux valeurs citoyennes, à l'action sociale et à l'engagement politique.


Pour avoir séjourné longtemps aux Etats-Unis d'Amérique, quelles sont les difficultés que rencontrent en général la communauté Sénégalaise établie là-bas?
Il faut reconnaître que nous avons l'une des communautés les plus vaillantes, les plus dynamiques et solidaires, établies aux USA. Cette même communauté participe grandement au soutien de l'économie nationale et au relèvement du pouvoir d'achat des ménages à travers les importants transferts d'argent en direction des familles d'immigrés. Toutefois, force est de reconnaître qu'elle fait face à de nombreuses difficultés parmi lesquelles, la régularisation des sans papiers, qui pour certains ne sont pas revenus au Sénégal depuis leur départ, il y a pour d'aucuns une dizaine d'années et pour d'autres une quinzaine d'années. A ce problème s'ajoute celui du soutien des autorités publiques au retour des volontaires, qui ne maîtrisent pas l'environnement des affaires au Sénégal, pour oser franchir le pas. La question de la représentativité de cette communauté au sein des institutions publiques est aussi à régler, pour une meilleure prise en charge de leur aspirations et cela est valable, tant pour la communauté Sénégalaise des USA, que de celle établie partout ailleurs dans le monde...



Que préconisez-vous pour résoudre ces équations que vous venez de citer?
En mon sens, il y a d'abord des améliorations à faire au niveau de la qualité de service auprès des ambassades et consulats où les Sénégalais peinent à obtenir les documents sollicités ou à recevoir l'assistance à laquelle ils ont droit. Les autorités publiques pourraient également soutenir d'avantage les projets collectifs conçus par les immigrés réunis autour de différentes structures telles que les dahiras, les associations de ressortissants de telle ou telle autre localité du pays, ainsi que les groupements économiques. Il pourrait s'agir d'un soutien technique, administratif mais aussi financier.
Par ailleurs il serait tout aussi intéressant et opportun de mettre en place au niveau des USA des centres d'accueil qui auront pour objectif d'accueillir les nouveaux arrivants, les orienter, et ceci afin de leur faciliter une bonne transition et une meilleure insertion
Toutefois, j'estime que le plus déterminant pour la résolution de ses difficultés réside dans l'esprit d' entreprenariat de tout un chacun à titre individuel ou collectif. Il est nécessaire que le soutien n'arrive qu'après le ou les concernés se soient déjà pleinement investi dans des activités pourvoyeuses de revenus mais aussi d'emplois.

Vous êtes décrit comme un proche de la fondation "Servir le Sénégal". Dans quelles circonstances avez vous intégré cette fondation?
Je tiens au préalable à saluer l'engagement social de cette fondation et ses actions en direction des couches sociales les plus défavorisées. Mes liens avec la Fondation "Servir le Sénégal" remontent aux dernières inondations où avec quelques bonnes volontés, je m'étais engagé au nom de ma structure et en mon nom personnel à apporter soutien moral et matériel aux populations des zones affectées. C'est ainsi qu'à l'occasion d'un de mes déplacements en banlieue pour secourir les sinistrés j'ai fais la connaissance de Daouda FAYE, frère de la première dame et qui pleinement engagé sur le terrain à assister les victimes. La volonté qui nous anime étant la même, nous avons vite fait connaissance et nous sommes voués un respect et une considération réciproque en vertu de cette oeuvre exclusivement humanitaire. En compagnie de mon frère et ami Moustapha, de Daouda FAYE, nous avons organisé les secours, l'assistance et la prise en charge intégrale des populations que nous avons sorties zones inondées pour les mettre à l'abri sur le site de la Foire de Dakar. Nous avons été soutenu de façon permanente par la première dame qui, quotidiennement faisait le déplacement sur le site et prenait une part active au travail des membres de la Fondation. Son engagement et son volontarisme est à saluer à sa juste valeur.


D'aucuns soutiennent que Marième Faye a créée cette fondation pour se servir elle-même.Mais également servir politiquement son mari de Président. Ils sont légion à croire que "Servir le Sénégal" a été mis sur orbite à des fins de propagande. Que répondez vous?

En raison de mon expérience personnelle avec la première dame et les membres de la Fondation, je ne saurais accordé de crédit à cette vision des choses. L'action de la fondation a été spontanée et plus orientée vers l'humanitaire que vers la politique en atteste l'absence de discours politique ou de couverture médiatique à des fins propagandistes, comme cela se fait en d'autres circonstances.


D'où vient toute cette manne financière, je veux dire tous ces milliards que d'aucuns prettent à la fondation "Servir"?
Je ne travaille pas au sein de la fondation et ne maîtrise pas le volet financier de ses activités. Toutefois, je sais qu'en dehors du budget qui lui est alloué, la fondation reçoit le soutien matériel et financier de bonnes volontés qui adhérent à sa démarche sociale tant pour le...

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