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Dakar et Rabat vont soutenir les investissements et les échanges

Les gouvernements du Sénégal et du Maroc ambitionnent, à travers les deux conventions signées samedi dans la capitale sénégalaise, de faire de leurs villes des plateformes d'investissements et d'échanges, a révélé Abdelaziz Rebbah, ministre marocain de l'Équipement et du Transport.
''Avec ce partenariat, nous allons essayer d'avoir des connexions entre les deux pays. Nous allons essayer de faire entre les villes marocaines et sénégalaises des plateformes d'investissements et d'échanges'', a-t-il dit.
Deux conventions ont été signées entre le Sénégal et le Maroc, en marge de l'audience entre le Roi du Maroc Mohamed VI et le président de la République, Macky Sall.
Le premier accord de partenariat porte sur le transport routier international de voyageurs et de marchandises. Le second est un protocole d'accord de coopération sur les mines, les hydrocarbures, l'électricité et les énergies renouvelables.
Abdelaziz Rebbah et son homologue sénégalais Thierno Alassane Sall (Infrastructures et Transports) ont paraphé le premier accord. Le ministre marocain de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Fouad Douiri, et le ministre de l'Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye, ont signé le protocole d'accord.
''Aujourd'hui, le Maroc et le Sénégal travaillent corps et âme pour que l'on puisse avoir une connectivité plus durable et beaucoup plus consistante entre les pays qui donnent sur l'Atlantique, les pays de l'Ouest'', a expliqué Abdelaziz Rebbah.
Selon lui, les deux pays considèrent que le transport, qu'il soit terrestre, aérien ou maritime, est ''le seul moyen aujourd'hui de fructifier les échanges, le seul moyen pour augmenter la part du commerce qui existe entre les deux pays''.
''Tous les pays qui sont dans l'Atlantique connaissent des investissements importants dans les domaines des infrastructures, agriculture, mines, des hydrocarbures et du tourisme'', selon le ministre marocain.
M. Rebbah a fondé son espoir de voir les investissements prendre du volume, estimant que les deux pays tirent avantage de leurs façades en mer. ''Nous avons un potentiel maritime extraordinaire et nous allons essayer d'éviter les obstacles de l'équipement et du transport''.
A sa suite, son collègue Fouad Douiri s'est réjoui de la signature avec son homologue sénégalais du protocole d'entente et de coopération dans le domaine minier et de l'énergie.
''Évidemment, ces deux domaines sont très importants pour le développement économique des deux pays dans lesquels, il y a autant de potentialités que de défis communs'', a noté M. Douiri.
Dans le domaine de l'électricité, a-t-il relevé, la demande augmente à une vitesse très rapide et nécessite la mise en ½uvre de moyens de production, de distribution, de transport et des investissements de grande ampleur. La raison est liée au développement économique que connaissent le Maroc et le Sénégal.
''Nous gagnerons beaucoup à échanger nos expériences, à donner un cadre plus efficace et ouvert à la collaboration entre les entreprises des deux pays pour développer le domaine des énergies renouvelables. Le Maroc a mis en ½uvre beaucoup de projets et le Sénégal est également sur la même voie'', a souhaité le ministre marocain en charge de l'Energie.
Sur ce domaine, Fouad Douiri a signalé que l'Office national de l'électricité (ONE) mène des activités dans les régions du Nord du Sénégal.
Le ministre marocain de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement a indiqué que dans le secteur minier, le royaume chérifien et le Sénégal ont également des potentialités à exploiter, dont il peuvent tirer profit.
''Le Maroc comme le Sénégal sont des pays qui ont des ressources minières importantes, qui devraient être exploitées aux bénéfices de nos économies et de nos concitoyens'', a-t-il fait remarquer.
''Cet accord de coopération va permettre de donner un cadre pour faciliter le travail nos entreprises. Je signale que l'Office des hydrocarbures est disposé à engager des travaux de coopération dans les échanges d'experts, de la formation et dans la prospection à travers des accords de développement pour exploiter la potentialité de nos pays'', a précisé Fouad Douiri.

APS

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