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RDC: une faction de la rébellion du M23 annonce la fin de son offensive contre sa rivale

La faction de la rébellion du M23, dirigée par le général Sultani Makenga, a annoncé samedi la fin de son offensive lancée il y a une semaine contre sa rivale dans l'Est de la République démocratique du Congo (RDC).

La branche Makenga du M23 annonce la "fin des opérations militaires" lancées le 9 mars pour "traquer le groupe d'indisciplinés à la solde du général Bosco Ntaganda", recherché par la Cour pénale internationale (CPI), selon un communiqué du groupe rebelle.

Ce texte est signé de Bertrand Bisimwa, nouveau président du M23 pro-Makenga.

Selon lui, son camp "a réussi non seulement à mettre hors d'état de nuire l'ensemble du groupe d'indisciplinés mais aussi à établir son contrôle sur toute l'étendue du l'espace investi par les malfrats". M. Bisimwa assure que les populations des zones conquises seront protégées.

Cette offensive des pro-Makenga a "permis le retour dans nos rangs d'une vingtaine d'officiers et des plusieurs centaines de nos soldats", toujours selon le communiqué.

"Certains officiers, soldats et cadres politiques dont l'ex-président du mouvement, Bishop Jean-Marie Runiga", ont fait le choix de "s'exiler au Rwanda voisin ou de se réfugier" auprès de la Mission de l'ONU pour la stabilisation de la RDC (Monusco), ajoute M. Bisimwa.

Le M23 pro-Makenga "lance un appel vibrant en direction indistinctement de tous ces compagnons de lutte pour qu'ils regagnent le mouvement où des mesures exceptionnelles ont été prises pour les accueillir, garantir leur sécurité et poursuivre ensemble la lutte (...)".

L'armée gouvernementale congolaise combat depuis mai 2012 le M23 dans la province riche et instable du Nord-Kivu. Ce groupe rebelle, majoritairement tutsi rwandophone, réclame entre autres la pleine application de l'accord du 23 mars 2009 qui a régi l'intégration de ses hommes dans l'armée. Des experts de l'ONU accusent le Rwanda et l'Ouganda voisins de le soutenir, ce que ces deux pays réfutent.

La reprise le 9 mars des combats entre les deux factions du M23 a fait environ 12.000 déplacés qui ont notamment trouvé refuge dans des zones sous contrôle de l'armée ou de la Monusco.

AFP

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