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Déshéritée pour avoir choisi son homme : Thiaba lutte pour la survie de sa famille

Veuve, ayant en charge 5 enfants, Thiaba, la dame de fer, oscille entre la vente de légumes au marché, le matin et de bouillie de mil, le soir. Elle est issue d'une famille riche qui lui a tourné le dos, depuis plus de 15 ans, le jour où elle a dit oui à celui que ses parents ne lui avaient pas choisi.

Très belle à son époque, elle fut la convoitise des hommes de bonne famille. Mais, Thiaba a toujours mis en priorité la raison de son c½ur. «Des hommes riches voulaient m'épousaient, mais moi, je voulais comme mari mon copain. Il n'était pas riche, mais avait de la richesse car, il fut un homme très compréhensif, aimant, et respectueux à mon égard», se souvient-elle, les larmes aux yeux. En effet, la veuve décrit son défunt mari comme l'homme idéal, sauf aux yeux de sa famille. Cette dernière, très matérialiste, voulait qu'elle épouse un homme de leur niveau, un richard. Quand elle a voulu épouser son menuisier, comme elle avait l'habitude de l'appeler, ses parents lui ont tourné le dos. «Ils ont donné leurs accords car, ils ne voulaient pas que j'apporte la honte dans la famille, c'est-à-dire tomber enceinte. Mais, ils ne m'ont pas bénie. J'avais mal mais, je me disais que Dieu allait m'aider car, je me suis mariée par amour», confessera-t-elle. Elle déclare que son mari s'occupait bien d'elle. Après leur mariage, c'était comme si les portes du bonheur se sont ouvertes pour eux. Les années sont passées, belles, avent que la faucheuse entra dans leur vie. Son mari décède et lui laisse 5 enfants qui n'ont pas encore atteint la majorité. Sans revenu, elle se retrouve ainsi sans rien. Son défunt mari, un menuisier, ne cotisait pas, non plus à la caisse de retraite. Très digne pour aller demander à sa famille de l'aide, la députée de l'amour fait de sa vie un combat. Elle travaille, matin et soir, pour rendre le sourire à ses orphelins qui ont presque laissé les cours, pour l'aider au travail. «Mes deux ainés ont arrêté l'école par manque de moyen. Mais, pour ce qui est des plus jeunes, je ferai mon possible pour qu'ils y restent», confia-t-elle, devant la chambre qu'elle partage avec ses 5 gosses, dans un quartier de la banlieue, loin de sa famille. Certes malheureuse, avec la précarité, elle dira : «si je devais encore choisir entre l'amour et la richesse, je choisirai l'amour car, aujourd'hui, je vis seule mes problèmes mais, quand je vois mes enfants, quand je pense que je les ai eus avec l'homme de ma vie, je me sens forte et prête à tout pour eux». Elle termina ses propos pour dire aux parents d'aimer, d'aider leurs enfants car, un enfant épanoui dans son ménage vaut de l'or, d'autant plus que la richesse peut finir, alors que l'amour reste.

Fanta Diallo
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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