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Babacar Ndiaye : propriétaire de dahra «S’opposer à la mendicité est une peine perdue »

La question de la mendicité interpelle marabouts, notables, et propriétaires des dahra, depuis l'incendie qui a tué 9 talibés à la Médina. A la suite, les autorités avaient initié une réglementation interdisant la mendicité, sous certaines de ses formes. Ce que nombre d'acteurs ont déploré.


«Il est hors de question d'interdire la mendicité qui n'est pas bannie par le Coran. Il suffit seulement que des responsabilités soient prises au niveau des parents, des marabouts et des autorités, pour réglementer la situation», ont déclaré des marabouts, en conférence de presse, ce vendredi, dans la banlieue. Pour Babacar Ndiaye, marabout et responsable de dahra, s'opposer à la mendicité est une peine perdue.
Poursuivant, il dira que les autorités ont d'abord devoir d'identifier les talibés clandestins, pour prendre des mesures. Argumentant, il fera de la mendicité une manière d'inculquer des valeurs coraniques, même s'il a dit déplorer la négligence des responsables des dahras, par apports aux conditions de vie et aux mauvais traitements des talibés.
«Les conditions d'éducation coranique actuelles sont douteuses. Il faut que les parents des enfants contribuent à la prise en charge de leurs fils qu'ils offrent aux marabouts. Et là, avec la subvention des Dahras par les autorités, les difficultés vont diminuer», assurera-t-il, rappelant que la mendicité ne peut nullement être interdite, le dahra ayant toujours contribué à la valorisation de la religion musulmane. Babacar Ndiaye priera le gouvernement d'apporter son soutien aux marabouts et aux dahras fonctionnant selon les normes, pour limiter la mendicité.

Sada Mbodj
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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