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Les marchands de la mort : Et pour quelques dollars de plus…

Par Ali Gannoun

3000 dollars et un billet d’entrée au paradis, c’est le prix d’un jeune tunisien désemparé, perdu, sans instruction et qui subit le chômage depuis longtemps pour aller mourir en Syrie. Un peu à la manière des boites qui facilitent l’immigration vers le canada, certains truands convertis dans le commerce de la religion ont monté des cellules de recrutement de kamikazes dans les mosquées confisquées aux fidèles et mises au service de l’extrémisme et des extrémistes. Le pouvoir , dominé par les islamistes nahdhaouis avec une complicité totale d’Ettakattol et du CPR , laisse faire et de ce fait il se rend complice de meurtre de centaines de tunisiens. Ces mères qui pleurent leurs enfants partis ou en partance vers l’enfer doivent s’en prendre aux ministères de l’intérieur et des affaires religieuses qui ont la charge des mosquées et qui nomment officiellement les imams.

Pour 3000 dollars, on arrache un gamin à ses parents pour se payer des plaisirs de la vie et croquer dans l’interdit et l’illicite.

Combien d’enfants de dirigeants politiques sont partis à la mort ? Combien de gosses de riches et de favorisés ? Aucun bien sur!! Ils préfèrent envoyer leurs rejetons se payer les plus grandes universités occidentales et leur assurer la meilleure des formations pour s’octroyer tous les postes d’importances.

La pauvreté des uns ne doit pas être une raison pour que les plus riches et les plus voyous en profitent.

Cette génération de miséreux et de laissés-pour-compte doit être la cible première de toute action politique en vue de la sortir de l’impasse intellectuelle et financière dans laquelle elle s’est installée. Toute action doit passer par un contrôle strict de la vie à l’intérieur des mosquées et une dénonciation systématique de prêcheurs indélicats quitte à leur interdire l'accès à ces lieux par les forces de l’ordre ou par des actions citoyennes.

La situation est grave et ceux qui se réjouissent par la mort d’un combattant faussement convaincu et véritablement manipulé, ne peuvent l’être pour longtemps. L’indifférence engendre la frustration et la frustration la violence. Une violence qui, petit à petit, devient aveugle et n’épargne personne.

Il est urgentissime de faire la lumière sur les agissements des marchands de la mort. Aux parents des disparus de s’unir pour former une association et à la société civile de les entourer et de les encadrer par des avocats responsables et patriotes. Ils faut leur faciliter les accès aux médias de tout genre. Laisser faire c’est importer définitivement la guerre en Tunisie car, un survivant, aux convictions limitées, à l’enfer syrien est un futur mercenaire en Tunisie.

Politiques, faites votre travail ou barrez vous…

!…AH…!

Ali Gannoun

Voir ce dossier diffusé par la chaine tunisienne Nessma TV. Une mère pleure son enfant recruté et expédié en Syrie pour devenir  de la chair à canon .« Ijraam » . ceux qui sont derrière sont des criminels

Tunisie Focus

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