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15 Mars 1998 - 15 Mars 2013: 15 ans que Baye Sam est parti!!!

15 Mars 1998 - 15 Mars 2013 : 15 ans déjà que nous quittait Baye Sam MBAYE et pourtant sa voix continue toujours de résonner et sa parole ne cesse d'éclairer la lanterne des profanes et des adeptes de la belle vie. Par son éloquence et sa parfaite maitrise de la science islamique, Serigne Sam a éveillé plus d'un en parcourant le monde en vue de partager ses connaissances acquises après de longues et dures années de quête perpétuelle de savoirs, savoirs dont il est dépositaire de par la transcendance et qu'il arrive à dispenser avec aisance et finesse.

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Hommage à Serigne Sam Mbaye
« L'homme doit se souvenir des moments de souffrance dans la méditation afin d'avoir un comportement tel que toutes ses actions n'aient que la seule Face de Dieu pour motivation ». Serigne SAM MBAYE

Les célébrations et commémorations sont nombreuses et diverses mais elles marquent toutes des moments d'intenses communions pour exprimer des sentiments de bonheurs et/ou de neurasthénie. Pour ma part, je suis partagé entre ces deux sentiments. Tantôt mélancolique, tantôt enchanté, suivant l'ordre et la superposition des mots et des phrases qui émanent du tréfonds de mon âme avec amour et conviction. Fait rarissime, j'expose aujourd'hui ma plume sur la place publique pour partager avec mes condisciples et le monde entier par la magie de l'Internet, ce que je pense connaitre de Serigne Sam Mbaye, mon guide spirituel, un combattant rigoureux et infatigable de la cause Islamique. Vie et ½uvre d'un homme exceptionnel !

Biographie de Serigne Sam Mbaye
Fils de Sokhna Fatou Thiam, femme pieuse et déférente et de Mame Cheikh Ahmadoul Sakhir Mbaye (renommé « Kabir = Grand maitre» par Cheikh Ahmadou Bamba du fait de l'homme exceptionnel qu'il était tant de par son érudition que de par son rang élevé parmi les Saints), Serigne Momar Diarra Mbaye (le vrai nom de Serigne Sam) serait né au mois de février 1922 à Louga dans le Ndiambour. Les nombreux témoignages recueillis sur sa date de naissance indiquent qu'il est venu au monde au lendemain du rappel à Dieu de Mame Elh Malick SY (RTA) et un an après celui de son homonyme Serigne Mame Mor Diarra Mbacké, grand' frère de Cheikhoul Khadim fondateur du Mouridisme. Serigne Sam porte ainsi le nom du grand frère de Serigne Touba qui avait des relations toutes particulières avec Mame Cheikh Ahmadoul Kabir qui, pour immortaliser et fidéliser cette marque d'estime envers son ami donna le nom de son fils prodige à ce dernier. Fils prodige dis-je, parce que la venue au monde de Baye Sam a été longtemps annoncée par des faits marquants indiquant tout le symbolique et les mystères qui précèdent cette naissance. La décence nous astreint à les taire.
La descendance de Serigne Sam renseigne à bien des égards sur l'homme multidimensionnel qu'il était et reste encore. Généalogiquement, il appartiendrait à la famille de Seydina Ababacar Sadikh, fidèle compagnon du Prophète (PSL) et premier Calife de la Umm? Islamique comme le confirme Mame Cheikh Mbaye dans ses écrits. Cette descendance spirituelle renseigne à bien des égards de la dimension exceptionnelle de l'Homme qui a passé toute sa vie durant, à professer et à distiller l'½uvre de la meilleure des Créatures divines et de son plus fidèle des Serviteurs.
La nouvelle du rappel à Dieu de Baye Sam a plongé toute la communauté musulmane dans un émoi intense et ses disciples étaient dans un état de profonde torpeur et de déperdition totale. Dans l'atmosphère ambiante de ce dimanche 15 Mars 1998, la consternation était de mise et le sentiment de manque envahi les c½urs. Le recours aux enseignements de Baye Sam nous a permis de transcender la psychose née de l'annonce de son élévation au Paradis, non pas parce que nous n'avons pas connaissance de son éternité, mais du fait que nous ressentons un manque important de cette partie de nous-mêmes nous quitter subrepticement. Serigne Sam est certes parti comme tout humain, « Koulou nafsiin Zahikhatil maouty », mais nous sommes convaincus qu'il demeurera éternellement dans ce monde pour continuer sa mission.
Itinéraire de sa quête perpétuelle de savoirs
Surnommé l'océan de connaissances « Al bahlul huloum », Serigne Sam est la preuve réelle que le savoir ne s'acquiert qu'à l'aune de sacrifices consentis dans l'apprentissage et de patience investie dans la recherche. Cette fringale de connaissance conduisit Baye Sam vers différentes « écoles ». C'est très jeune qu'il a été envoyé au Dara de Coki avec son frangin et ami Elhadji Djily Mbaye, le célèbre milliardaire, par leur père Mame Cheikh auprès de son disciple et homonyme Serigne Cheikh Mod'Sakhir Lo, à qui il avait prescrit d'ouvrir un Dara et de s'installer à Coki. Baye Sam et Baye Djily font partie alors de la première génération de Coki, connu par son enseignement de qualité et la grande expertise de ses maitres coraniques. Ils seront rejoints plus tard par l'actuel Khalife de Mame Cheikh Mbaye, Serigne Abdou Salam pour renforcer et donner un coup de main à son homonyme.
Mais il est important de signaler qu'avant l'étape de Coki, qu'il avait rejoint en 1939, Serigne Sam était auparavant chez Serigne Mbaye Touré ce qui lui a permis à l'âge de 12 ans déjà, à réciter par c½ur le Coran. Coki lui a donc permis d'approfondir ses connaissances et d'avoir une parfaite maitrise du Coran qu'il arriva à réciter et écrire sans jeter le moindre coup d'½il sur le Livre Sacré. Baye Sam a été le premier disciple à réussir une telle prouesse au Dara de Coki. C'est pourquoi il fut initié très tôt aux autres branches de l'Islam comme le « Nahu » la Grammaire Arabe, le « Fikh » la Jurisprudence, le « Tawhid » l'Unicité ou encore le « Tazawouf » Soufisme.
C'est après avoir suivi toute cette formation que Baye Sam, avec l'aval de son père et celui de Serigne Mod'Shakir Lo, quitta Coki pour aller parfaire ses connaissances à Saint-Louis où se formait l'élite arabisante du pays, auprès de grands érudits qui enseignaient avec subtilité et perspicacité les livres dits savants. Il y avait eu comme enseignants Serigne Ahmad Diakhaté de Guet Ndar, Elh Tidiane Niang entre autres. C'est de là où il a réussi à un concours très sélectif pour devenir Professeur dans un grand Institut Islamique en Mauritanie. De concordantes sources renseignent qu'il était le seul Noir à être sélectionné pour enseigner dans cet Institut très prisé. Mais Serigne Sam, toujours en quête perpétuelle de nouvelles connaissances déclina l'offre et s'engagea à nouveau dans les études. C'est ainsi que Serigne Babacar Mbaye, un de ses frères, lui trouva une bourse pour aller étudier à l'Université de Constantine (Diani Ab Zaytoun) de Tunis. Le voyage lui a conduit d'abord en Algérie où il a résidé pendant un certain moment. Ce périple lui a fait perdre du temps et il a été sérieusement devancé par ses camarades dans le programme académique de l'année en cours.
Très en retard dans le programme et n'ayant pas où s'asseoir pour suivre les cours, Serigne Sam sort pourtant premier de sa classe à l'issue des différentes évaluations. Cela a émerveillé toute l'Université qui demanda alors d'où est venu ce crac et qui furent ses maitres. Il est le premier étudiant Noir à sortir de cette Université avec un diplôme de Licence en Arabe. Pour témoigner à son « élève » toute sa reconnaissance et sa grande satisfaction, Serigne Mod Sakhir Lo dédia un poème spécial à Serigne Sam pour lui exprimer toute sa fierté après son retour triomphal de Tunis.
De retour au pays, il est employé comme professeur Arabe dans de nombreux lycées et instituts franco-arabe au Sénégal. Ce destin lui a conduit au Lycée Faidherbe de Saint-Louis où il exerçait comme surveillant. Et c'est dans le cadre de ces fonctions qu'il s'inscrit pour étudier le français, ce qui lui a permis au bout de quelques années d'obtenir son baccalauréat littéraire et de s'inscrire en première année d...

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