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La force de l’ONU au Mali se précise

Soldats tchadiens à Kidal le 7 février 2013.
Cheick Diouara/Reuters

Le Conseil de sécurité attend la semaine prochaine les recommandations de Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'ONU, concernant l’envoi de casques bleus au Mali. Les contours de cette force commencent à se préciser, en particulier sur les moyens d’éviter un retour des islamistes dans le nord du pays.

Avec notre correspondant à New York, Karim Lebhour

Les diplomates de l'ONU en conviennent : envoyer des casques bleus au Mali est une opération spectaculaire, mais ce n'est pas le plus difficile. Le succès de cette mission de maintien de la paix dépendra de sa capacité à empêcher le retour des groupes armés islamistes. Pour cela, l'ONU a d'abord envisagé une force de réaction rapide, composée de soldats mobilisables très rapidement.

Cette idée a été abandonnée. Avec plus d'un million de kilomètres carrés, le Mali est trop vaste pour qu'une telle force soit efficace. La force de l'ONU comprendra des « éléments de réserves», des troupes capables de mener des opérations de combat si nécessaire, mais le contre-terrorisme sera vraisemblablement laissé aux forces spéciales françaises, toujours susceptibles d'intervenir

En revanche, les soldats français ne resteront pas au Mali, pas même en tant que casques bleus. L'armée française conservera plutôt une présence à distance sur ses bases du Sénégal ou du Tchad. Les soldats tchadiens se sont distingués par leur combativité pendant ce conflit. Environ un millier d'entre eux devraient être intégrés à la force de l'ONU dans le nord du Mali.

Par RFI

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