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Troisième journée de presse morte au Mali, pour la libération de Daou

Le Capitaine Amadou Aya Sanogo

Ces journées, qui ont débuté mardi, se sont poursuivies alors que certains avocats annonçaient leur intention de porter plainte contre l'Etat pour séquestration du journaliste Boukary Daou, directeur de publication du journal Le Républicain.  

« Nous on veut la libération de notre confrère, carrément. La principale revendication, c'est la libération de Boukary Daou » a dit le directeur de la Maison de la presse, Makan Koné.

Pour Alexis Kalembry, directeur de publication du journal Les Echos, ce mouvement de la presse est parti de la mauvaise volonté des autorités à écouter les journalistes.

« Il n'y a aucune plainte formelle contre lui » rappelle M. Kalembry. Si des faits concrets peuvent être retenus contre M. Daou, qu'on les fasse connaitre, a poursuivi le journaliste. « Les lois sont claires en la matière. Mais comme les choses se font actuellement, ce n'est pas la bonne procédure en république, en démocratie » ajoute-t-il. « Et malheureusement, nous n'avons rencontré aucune oreille attentive à ce jour ». Approchée par les journalistes qui cherchent à défendre leur confrère, la classe politique malienne a opté pour le mutisme, probablement par peur, estiment les média maliens.

La presse malienne est très montée depuis l'attaque du 2 mars contre Dramane Traoré, animateur de Radio Kayira à Niono, qui a été agressé à domicile et grièvement blessé. Et elle a dénoncé l'interpellation de M. Daou, quelques heures après la publication d'une lettre ouverte rédigée par un soldat malien, reprochant au président de la République du Mali les avantages accordés au capitaine Amadou Haya Sanogo, à l'origine du coup d'État du 22 mars 2012. Le capitale a été nommé en février secrétaire général d’un comité militaire chargé de réformer l’armée malienne.

Jeudi, les média maliens imputaient au capitaine Sanogo le refus de libérer M. Daou. Les journalistes maliens redoutent également pour l'état de santé du directeur de publication du journal Le Républicain qui selon eux, aurait été victime de violences en détention.

A noter que la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a apporté son soutien aux journalistes maliens dans leur campagne pour obtenir la libération de M. Daou.
L'ONG de défense de la presse Reporters sans frontières a elle aussi salué l'opération « presse morte » lancée par les journalistes maliens en réaction à la détention du journaliste.

Lavoixdelamerique.com/

 

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