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Production énergétique : La Senelec prévoit 905 Mw supplémentaires d’ici à 2017

Le ministre de l'Energie et des Mines a annoncé, hier, des mesures visant le renforcement du parc de production de la Senelec pour une disponibilité, un meilleur prix et un accès universel à l'électricité. Il est prévu notamment la construction d'une centrale de 150 mégawatts fonctionnant au gaz naturel liquéfié de même que la mise en service d'unités utilisant les énergies renouvelables pour un apport de 120 mégawatts sur le réseau.

Procédant à l'ouverture des travaux de la journée de partage sur la révision des conditions tarifaires de la Senelec, le ministre de l'Energie et des Mines, Aly Ngouille Ndiaye a annoncé des mesures visant une parfaite disponibilité et un meilleur prix de l'électricité consommée par les ménages et les entreprises. Outre la centrale à gaz liquéfié de 150 mégawatts (Mw), l'Etat s'engage à construire deux centrales fonctionnant au charbon pour une puissance de 350 Mw en sus de l'importation de 80 Mw à partir de la Mauritanie. Ces capacités s'ajouteront aux 60 Mw d'extension en cours à Bel-air et à Kahone, aux 15 Mw attendus de la centrale hydroélectrique de Félou d'ici juin prochain et aux 70 Mw prévus du démarrage, en 2014, des activités du parc éolien de Taïba Ndiaye. La réhabilitation, en cours, des centrales existant, permettra de recouvrer 60 Mw supplémentaires. Au total, la Senelec va mettre 905 Mw dans son parc de production, à l'horizon 2017. Ce qui devrait sensiblement renforcer la capacité actuelle de 680 Mw disponibles. De quoi soulever l'enthousiasme d'Aly Ngouille Ndiaye qui déclare que l'ambition du Président Macky Sall, c'est de ne pas faire de l'énergie un enjeu électoral en 2017. L'adoption de la politique dite du mix énergétique permet de combiner l'utilisation du gaz naturel et du charbon minéral, le développement des énergies renouvelables et l'exploitation de toutes les possibilités offertes par la coopération internationale.
En effet, poursuit l'autorité, la prise en compte de l'impact de ces projets structurants et des économies attendues de l'amélioration de la gestion de l'entreprise, devrait permettre, à terme, de baisser sensiblement les coûts à couvrir par les revenus autorisés par la régulation tarifaire et qui devraient être déterminés par la présente révision des conditions tarifaires de Senelec.
Résultat, la compensation du gap tarifaire qui pèse lourdement sur les finances publiques, au détriment d'autres secteurs sociaux tels que la santé et l'éducation, pourrait être réduite graduellement sans conséquences sur les tarifs payés par les consommateurs. A titre de comparaison, cette manne financière versée à Senelec, par l'Etat, est passée de 105 milliards de francs Cfa en 2012 à 80 milliards de francs Cfa en 2013. En définitive, le gouvernement continue de soutenir ces tarifs conformément aux instructions du Chef de l'Etat qui a décidé de ne pas répercuter, sur les prix de l'électricité, l'inflation constatée sur les prix des produits pétroliers.

Tarifs d'électricité les plus bas possibles
Selon la présidente de la commission de régulation du secteur de l'électricité (Crse), Maïmouna Ndoye Seck, la structure a déjà mené deux révisions périodiques pour fixer de nouvelles conditions tarifaires de Senelec pour les périodes 2005-2009 et 2010-2014. En 2011, les retards dans la mise en ½uvre du programme d'investissements considéré pour la fixation des conditions tarifaires 2010-2014, ont conduit Senelec à saisir la Crse d'une requête de révision des conditions tarifaires alors en vigueur. Ces retards avaient trait à la mise en service de la centrale au charbon initialement prévue en 2012 et à la mise en ½uvre des mesures décidées par le gouvernement sur le plan de relance et de restructuration du secteur de l'énergie. La régulation tarifaire au Sénégal est basée sur le principe des prix plafonds. Ce mode de régulation retenu par le législateur, par opposition à la régulation aux coûts du service, est essentiellement caractérisé par l'incitation de l'opérateur, en situation de monopole, à être efficace. Il vise, entre autres objectifs, la recherche des tarifs les plus bas possibles tout en garantissant les conditions de la viabilité financière des entreprises.
lesoleil

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