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MAGAL POROKHANE 2013 : ZOOM SUR SOKHNA MAME DIARRA BOUSSO , MÈRE DU MOURIDISME ! (VIDEO)

Porokhane! La seule évocation de ce site, situé à environ 12 km de Nioro (dans le Saloum) rappelle le nom de Mame Diarra Bousso, celle qui a porté dans ses bras , Cheikh Ahmadou Bamba, le fondateur du Mouridisme. La communauté mouride célèbre aujourd'hui le Magal de Porokhane pour rendre hommage à celle que l'on peut appeler la " mère du Mouridisme". Asfiyahi.org vous plonge sur la vie et l'oeuvre de la Mére du Mouridisme .

Généalogie 

De son vrai nom Mariama Bousso, elle nous est parvenue en 1833 à Golléré, petite localité du Fouta. Fille de Mouhamed Bousso, fils de Hammad, fils de Aliou Bousso, elle descend d'une lignée dont l'origine chérifienne attestée remonte jusqu'à l'Imam Hassan fils de Ali, fils de Abu Talib (Que Dieu l'honore). De cette ascendance, elle a hérité d'une piété tellement pure, qu'elle a acquis le surnom de Jâratul-Lâhi, c'est-à-dire la Voisine de Dieu. A sa vénérée mère Sokhna Asta Wallo, elle doit une très solide formation dans les Sciences Religieuses (Législation islamique, Théologie, Politesse légale, etc.) et une profonde maîtrise de la pratique du Soufisme, science que la plupart des musulmans de la sous région ignoraient à l'époque. 

Education et formation religieuse 

De son ascendance aussi bien paternelle que maternelle, Sokhna Diarra a hérité d'une forte tradition d'érudition en Sciences Coraniques, et d'une profonde piété. Sous la férule de sa vénérable mère Soxna Asta Wallo, elle a achevé à 14 ans son premier Muçhaf (rédaction de mémoire du Saint-Coran). Sa vie n'a pas été longue, (seulement 33 ans). Pourtant, elle est créditée d'une production de plus de 40 exemplaires du Livre Sacré, écrits de sa main, car elle était "passée maître" dans l'art de la calligraphie. 

Dans le sillage de la tradition familiale, elle s'est, elle-même appliquée à perpétuer les pratiques méritoires comme la vivification des foyers de formation religieuse, la mémorisation du Coran, l'enseignement des sciences religieuses et la pratique du soufisme. Ainsi, elle est arrivée à une maîtrise parfaite de la Théologie, de la Jurisprudence et du Taçawuuf. 


Des millions de fidèles visitent chaque année le mausolée de Mame Diarra à Prokhane 

Ici, une parenthèse s'impose : nous savons que, lorsque Dieu parle des hommes, il faut donner à ce vocable son sens générique qui désigne l'espèce, et évoque donc aussi bien les hommes que les femmes. Rappelons en effet, que les mêmes devoirs et obligations sont également opposables aussi bien aux hommes qu'aux femmes, auxquels Dieu promet les mêmes récompenses et agréments ou inversement les mêmes punitions pour les mêmes actes, sans discrimination aucune. Cependant, c'est Dieu lui-même qui, dans Ses desseins insondables, a placé l'homme au-dessus de la femme. La conséquence est que, quel que soit son âge, une femme est toujours sous tutelle, (soit de ses parents, soit de son époux) et que, l'agrément de Dieu ne lui est acquis que par le médium de cet époux dont Dieu lui ordonne de rechercher l'agrément préalable. 

En dehors de cette disposition, aucune autre distinction n'existe entre homme et femme. D'ailleurs, nous l'avons dit plus haut, Dieu, dans Ses promesses comme dans Ses mises en garde, dans Ses recommandations comme dans Ses interdits, parle , le plus souvent, à la fois aux hommes et aux femmes (Mûminîna wal Mûminâti, Muslimîna wal Mouslimâti, etc.). 
En parfaite croyante, profondément pénétrée de ses devoirs envers Dieu, et entièrement soumise à Sa volonté, Sokhna Diarra cultivait la résolution de vivre, bien avant de rejoindre le domicile conjugal vis-à-vis de son futur époux, qui qu'il puisse être, en parfaite conformité avec l'esprit du Saint Coran. 

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