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Société : Divorcée, veuve, cela rime-t-il avec légèreté ?


Elles sont souvent prévenues dans les procès de m½urs. Ces veuves ou divorcées qui n'ont trouvé mieux que de vendre leurs corps au plus offrant et ce, sans carnet sanitaire. Elles pratiquent illégalement le plus vieux métier du monde, et nient toujours l'évidence. Elles savent que le racolage est interdit au Sénégal, alors pour mieux s'épanouir dans leur activité, elles se cachent derrière d'autres activités, loin de tous soupçons. A l'exemple de ces deux femmes épinglées par les limiers dans leur salon de massage qui, pour se défendre, se diront sans aide financières, avec une famille en charge. Arrêt sur cette couche de la société à la réputation plus ou moins ternie.
Qu'est-ce qui peut pousser une mère de famille à se vendre ?
Le matérialisme...
«Les femmes sont devenues trop matérialistes, elles se marient pour le confort, alors que le mariage est tout autre», dira Baba, un entrepreneur, selon qui, célibataires, les filles collectionnent les copains, afin de combler leurs besoins. En changeant de statut, le mari, se trouvant dans l'impossibilité de suivre leurs désirs, elles préfèrent divorcer, pour s'occuper de leurs affaires. La perversité a atteint son summum, la divorcée ou veuve, devant être un bon exemple pour sa progéniture, se rabaisse au plus bas de l'échelle, en se prostituant.
«Il ne faut pas qu'on nous parle de difficile conjoncture et des ex maris qui ne gèrent pas leurs enfants, après le divorce. On sait tous que peu d'hommes assurent la dépense mensuelle. Alors, pourquoi la femme divorcée ne peut-elle pas travailler dignement pour gérer sa famille. Il n'y a rien d'autre qu'un manque de dignité de la part de ces dernières», précisera Baye Demba, vendeur de café. Pour cette divorcée depuis plus de 7 ans, en charge de 3 gosses, rien ne doit pousser une femme à se prostituer. Ni les problèmes financiers, ni la solitude ne doit pousser à la légèreté.
Une solitude insupportable...
Pour des femmes, il est difficile, pour une fille, après avoir connu le sexe, de s'en préserver. «Après mon divorce, j'avais beaucoup de prétendants mais, la plupart ne voulaient pas me remarier, cherchant tous à connaitre la couleur de mon pagne. C'est éc½urant de savoir qu'on est perçu comme jouet sexuel, nous les divorcées», se lamentera Nafissatou, compréhensive de celles qui sont tombées dans ce cercle vicieux de la tentation des hommes.
Un manque de dignité
Tentation ou déficit financier, pour cette dame, le monde va à l'envers. «Au temps, la femme divorcée ou veuve n'avait pas une aussi mauvaise réputation. Elles savaient se respecter. Alors qu'aujourd'hui, elles sont les premières à se laisser faire. La dignité féminine a perdu de sa valeur», dira-t-elle. La divorcée n'a plus de valeur dans la société, elle est souvent taxée de fille frivole. Cependant, cette situation de divorcée arrange des femmes, voulant gagner beaucoup, sans peine, lâcha-t-elle, amère.
Fanta DIALLO
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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