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DECES CAUSES PAR LA TUBERCULOSE Un inadmissible taux de 3%, selon le PNT

Malgré la gratuité des traitements, le Sénégal a enregistré 32 cas de tuberculose multi-résistante en 2012. Avec un taux d'abandon de 7% et 3% pour les décès, il reste encore du travail à faire pour le programme national de lutte contre la tuberculose. Et selon la coordonnatrice du programme de lutte, il est inadmissible de mourir de la tuberculose. Marie Sarr Diouf faisait, hier, le bilan de l'année écoulée.


Le programme national de lutte contre la tuberculose (PNT) a fait son bilan de l'année 2012. Le taux de décès du à cette maladie est aujourd'hui estimé à 3%. Et pourtant, «il est inexcusable de mourir de la tuberculose». C'est du moins, l'avis du docteur Marie Sarr Diouf, coordonnatrice du programme de lutte contre cette maladie. Un argumentaire qu'elle repose sur la gratuité du traitement des malades, après le dépistage et de la disponibilité dans la plus proche proximité. Le docteur Sarr s'exprimait lors de la journée bilan organisée, en prélude de la journée mondiale contre le paludisme. Elle sera célébrée cette année le 24 mars et le pôle choisi est Keur Massar, du fait de la présence de la maladie, en grande majorité, dans la région de Dakar.

En 2012, 12810 cas de tuberculose à frottis positifs contagieux, soit 69 %, toutes formes confondues, ont été enregistrés au niveau national, une différence de 1200 cas supplémentaires, en comparaison à l'année 2011. A noter que ces chiffres ont été calculés en proportionnalités avec l'augmentation de la population. Dakar, à elle seule, renferme les 40% du taux national, du fait de la forte promiscuité. Thiès suit avec 1825 cas, tandis que Kaffrine, Matam, Fatick, Tamba et Kolda sont des zones de faible taux.

La grande majorité des malades sont comprises dans la tranche d'âge où l'individu est le plus productif, d'où, une influence négative sur l'économie d'un pays. Pour éradiquer toutes ces conséquences, le programme de lutte contre cette maladie appelle à changer les comportements par une communication via plusieurs canaux. L'idée serait de renforcer les connaissances de la population et d'améliorer l'implication de toutes les couches. La tuberculose est une affaire de tous, semble-t-elle vouloir dire.
Yandé DIOP
REWMI QUOTIDIEN

Rewmi

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