mis à jour le

Jorge Bergoglio, "l'archevêque des pauvres" devenu premier pape des Amériques

Au terme de la deuxième journée de conclave, l'archevêque de Buenos Aires, Jorge Mario Bergoglio, est devenu le premier pape originaire du continent américain. Retour sur le parcours de ce jésuite de 76 ans qui ne faisait pas partie des favoris.

À la surprise générale, l'Argentin Jorge Mario Bergoglio est devenu, mercredi 13 mars, le pape François 1er. Pour la première fois dans l'histoire de la curie, les cardinaux électeurs ont élu, lors du troisième vote du conclave, un souverain pontife issu du continent américain. Après Jean-Paul II et Benoît XVI, il est le troisième chef de l'Église non italien depuis 1520.

"Il semblerait que mes frères cardinaux m'aient choisi presque au bout du monde," a déclaré l'archevêque de Buenos Aires, âgé de 76 ans, depuis le balcon de la basilique Saint-Pierre, à Rome. "Je vous remercie pour l'accueil," a-t-il modestement lancé en langue italienne, face à une foule en délire, brandissant ça et là le drapeau de l'Argentine, avant d'engager une prière pour son prédécesseur Benoît XVI. Visage apaisé, bras le long du corps, son attitude lors de sa première apparition publique en tant que pape a été à l'image de sa personnalité : sobre.

Humilité


Au terme d'une journée pleine de conclave, l'élection de Jorge Mario Bergoglio en a surpris plus d'un. En effet, le prélat argentin ne figurait pas au rang des favoris. Le nouveau souverain pontife, né d'une famille d'immigrés italiens, fils d'un employé ferroviaire est un jésuite - le premier à accéder à cette fonction. Sa réputation d'"archevêque des pauvres" bâtie dans son pays natal a traversé l'océan Atlantique.

Lorsqu'il officiait dans la capitale argentine, Jorge Mario Bergoglio prônait en effet un mode de vie simple : il avait notamment refusé d'être logé dans la luxueuse demeure mise à sa disposition et se déplaçait en transports en commun. En 2009, il avait déclaré que la pauvreté était "une violation des droits de l'Homme".

Formé à la chimie ainsi qu'à la philosophie, celui qui était déjà en lice pour l'élection de 2005 face à Benoît XVI, s'est également illustré par ses opinions contre la mondialisation sauvage. Il a par ailleurs vécu sous la dictature militaire en Argentine entre 1976 et 1983. Une période au cours de laquelle, selon ses détracteurs, il ne se serait pas assez opposé à la répression et aurait même livré à la junte deux curés. Des accusations que le cardinal a toujours réfutées.

FRANCE 24

Rewmi

Ses derniers articles: Remaniement ministériel du 1er Septembre : Comment Mimi Touré a court-circuité Eva Marie Coll  Aliou Cissé:  Nécrologie- Décès du journaliste Abdoulaye Sèye