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La Centrafrique et sa rébellion jusqu'au-boutiste.

Les rebelles centrafricains du Séléka ont pris deux villes du sud et de l'est du pays, en deux jours.

La faction de la rébellion de la Séléka qui s'est emparée lundi de la ville de Bangassou, dans le sud de la Centrafrique, a entrepris une progression vers l'est, prenant la ville de Rafaï et se dirigeant vers c

La faction de la rébellion de la Séléka qui s'est emparée lundi de la ville de Bangassou, dans le sud de la Centrafrique, a entrepris une progression vers l'est, prenant la ville de Rafaï et se dirigeant vers celle de Zemio, a déclaré mercredi une source militaire centrafricaine.

"Les éléments de la Séléka en provenance de Bangassou sont entrés mardi à Rafaï (entre Bangassou et Zémio) tirant de nombreux coups de feu en l'air sans rencontrer de résistance", a déclaré le responsable militaire.

Ils ont pris le contrôle de la ville et se sont dirigés aussitôt vers Zémio, à quelque 160 km à l'est, a-t-il ajouté.

Les forces de sécurité n'étaient plus présentes à Rafaï quand les rebelles y sont entrés et toutes les communications avec la ville sont coupées, a-t-il dit.

"Aucune présence militaire n'est effective depuis un certain temps à Rafaï (...) Les habitants se protègent des éléments de la rébellion ougandaise de l'armée de résistance du Seigneur (LRA, présente dans le secteur) au moyen des fusils de chasse ou de fabrication locale", a déclaré la source.

De nombreux habitants de Bangassou ayant fui l'attaque de lundi pour se réfugier à Rafaï, à 130 km à l'est, ont repris la route pour se diriger vers Bakouma ou Nzako, deux villes situées plus au nord, a ajouté le responsable militaire.

La même source avait déclaré mardi que l'attaque de Bangassou avait fait quatre morts dans les rangs des forces armées centrafricaines (FACA).

Le gouvernement de Bangui attribue ces attaques à la Séléka mais elles auraient également pu être menées "par une bande armée venue du Soudan" avec qui la frontière est poreuse, estime une autre source militaire sous couvert d'anonymat.

A la mi-décembre, les rebelles de la Séléka avaient pris les armes contre le régime du président François Bozizé, menaçant la capitale Bangui mais leur avance avait été stoppée par une intervention régionale. Un accord de paix a été signé, le 11 janvier à Libreville, au Gabon, débouchant sur la formation d'un gouvernement d'union nationale auquel participe la rébellion.

Mais fin février, une faction de la Séléka avait attaqué la localité de Sido (nord). Cette attaque avait été condamnée par deux figures de la rébellion devenus ministres du gouvernement d'union nationale, le général Mohamed Dhaffane et Christophe Ghazam Betty.

Les rebelles continuent cependant d'exiger la libération de prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères de la Centrafrique, en particulier sud-africaines.

Coalition formée fin 2012, la Séléka est composée de deux principaux groupes rebelles et de plusieurs petits groupes armés.

AFP

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