mis à jour le

Sécurité et sureté aériennes : L'aéroport international de Ouagadougou se met aux normes

L'aéroport international de Ouagadougou se modernise en vue de mieux assurer la sécurité et la sureté des personnes et des biens. Pour ce faire, le ministre délégué aux transports, Baba Démé, a procédé, ce mardi 12 mars 2013, à la réception des infrastructures dont la réalisation a été financée par le Banque Mondiale. Ces bâtiments et autres ouvrages devront permettre d'améliorer la sécurité des passagers et de leurs biens au sein de l'aéroport.

Les infrastructures qui ont été réceptionnées se composent de 12000 mètres de piste ronde, d'un centre des opérations d'urgence, d'une bibliothèque, d'une salle de conférence à l'Agence nationale de l'aviation civile (ANAC), etc. Financé par la Banque mondiale, le projet régional de sécurité et de sureté du transport aérien en Afrique de l'Ouest et du Centre (PSSTAA/OC) a aussi permis d'aménager la clôture de la zone fret, du parking automobiles et des guérites et la mise en place de 21 000 mètres linéaires de fils de fer barbelés sur les murs de l'aéroport.

Faisant un bilan exhaustif des actions financées par le projet, le ministre Baba Démé, est notamment sur les formations à environ 400 agents du sous-secteur du transport aérien (ANAC, civile, police, gendarmerie, douanes, direction des activités aéronautiques nationales, compagnies aériennes, etc.), la réalisation de deux exercices de gestion de crise et l'acquisition d'équipements spécifiques (détecteurs d'explosifs, X-Rays, système vidéo surveillance), de matériels de contrôle et de surveillance, de matériels informatiques et roulants. « Je dirai que du point de vue matériel, l'aéroport international de Ouagadougou répond aux normes internationales de sécurité. Mais il ne faut pas oublier le volet humain car il y a aussi des hommes qui interviennent dans la sécurité au niveau des aéroports. C'est la raison pour laquelle je les appelle à faire convenablement leur travail », a indiqué Baba Démé.

Financé à plus de 3 milliards de francs CFA par la Banque mondiale, le PSSTAA/OC arrive à terme le 30 juin 2013. A quelques mois de cette échéance, le ministre Démé s'est dit satisfait de la conduite du projet qui présente aujourd'hui « presque 100% de taux d'exécution physique et de 99,42% pour les finances ».

Pour sa part, Noro Rabefaniraka, chargée du projet PSSTAA/OC au sein de la représentation de la Banque mondiale au Burkina, son institution, après l'expérience de ce projet, reste disposée à accompagner le Burkina dans ses projets d'amélioration de la sécurité et de la sureté aériennes.

Jacques Théodore Balima

Lefaso.net