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Djiri Dakar : « La conformité à l'ITIE n'est pas acquise pour toujours »

Le Burkina Faso est devenu depuis le 27 février dernier, Pays Conforme de l'Initiative pour la Transparence dans les Industries Extractives (ITIE), la norme internationale de bonne gouvernance en matière d'exploitation minière. Depuis 2009, Le Faso courait derrière ce label. Maintenant qu'il l'a, qu'est-ce qui va se passer ? Va-t-il le conserver pendant combien de temps et dans quelles conditions ?

Cette question, nous l'avons posée il y a déjà quelques semaines au secrétaire permanent de l'ITIE-BF Djiri Dakar. Voici ce que l'ancien ministre burkinabè de l'Environnement et du Cadre de vie nous a dit : « La conformité n'est pas acquise pour toujours. Vous êtes conforme aujourd'hui, vous ne pouvez pas vous asseoir sur cela et puis faire du n'importe quoi en matière de transparence. Parce qu'il y a vingt exigences.

Il faut veiller chaque fois à respecter ces vingt exigences, aussi bien dans vos rapports avec les sociétés extractives, dans vos rapports avec la population à travers la société civile que dans l'élaboration des documents techniques. Parce que les rapports cette fois-ci doivent être élaborés chaque année. Il faut donc pouvoir faire de bons rapports chaque année. Tant que nous aurons des ressources, l'ITIE, normalement, continue après la conformité.

Et la conformité n'est pas acquise pour toujours. Tous les cinq ans, vous devrez vous soumettre à une nouvelle validation. Et au bout des cinq ans, si on vient vérifier et on trouve que vous avez négligé beaucoup des exigences, on vous retire votre conformité et vous revenez à la case départ ».

Comme quoi, le plus difficile, ce n'est pas d'obtenir la Conformité, mais surtout de travailler à rester en phase avec ses exigences afin de ne pas perdre le label et de devoir recommencer à zéro le processus. Le Burkina est donc déjà averti sur la question.

Grégoire B. BAZIE

Lefaso.net