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La phrase de la semaine par Danièle Rousselier

Danièle Rousselier, écrivaine française et ancienne attachée culturelle à Bamako (2007-2009), explique  dans une tribune signée pour le quotidien Libération:

Danièle Rousselier, écrivaine française et ancienne attachée culturelle à Bamako (2007-2009), explique  dans une tribune signée pour le quotidien Libération:

« Le Quai d'Orsay, comme notre représentation diplomatique sur le terrain, a soutenu et a favorisé une fiction de démocratie au Mali, pays supposé paisible et consensuel. Nous avons fermé les yeux sur le clientélisme, la corruption, l'absence de tout débat véritable ».

Elle fait ainsi voler en éclat une vision trop simpliste du Mali (mais pourtant répandue), qui voudrait qu’avant la crise de 2012, le pays ait été une sorte de havre de paix et de démocratie, une nation « modèle » dans une région tourmentée.

Plus encore, elle met l’accent sur la responsabilité de la diplomatie française, qui a participé selon elle à la déliquescence des principes démocratiques au Mali. Elle explique par exemple comment elle a dû elle-même céder de l’argent public français à des projets fantômes, et comment le détournement des fonds publics maliens a permis, d’une certaine façon, d’ouvrir la voie aux islamistes.

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