mis à jour le

Il faut prendre possession de la rue jusqu’à la victoire finale sur ces voyous qui nous gouvernent

Par Ali Gannoun

Un homme qui livre son corps aux flemmes est un homme qui a dépassé le seuil de tolérance du désespoir. Ces gestes me détruisent et me désolent.
« Yalâan bou el-fakr » ( maudite soit la misère ), surtout quant il est organisé et programmé.
Quand on pense que le gouvernement provisoire des islamistes d’Ennahdha , soutenus par Marzougui et Ben Jaâfar , a passé des mois et des mois à imaginer les acrobaties pour détourner des fonds publiques et des prêts internationaux pour indemniser certaines personnes qui ont foutu le feu au pays et on voit ces pauvres gens tenter de s’arracher à la vie par le pire des moyens, il y a de quoi en vouloir à la terre entière.
Il y a de quoi se révolter, de quoi devenir dingue et incontrôlable !
Quand on perd l’espoir et quand les horizons sont bouchés devant soi, faut-il se donner la mort ?
Pour le gouvernement, une voix qui s’éteint est une voix de moins qui réclame , qui demande et qui cherche. S’il avait la possibilité d’étouffer toutes les voix qui veulent vivre, il l’aurait fait.
Heureusement , il y a bien des hommes et des femmes qui résistent dans la douleur et qui militent dans la souffrance.
Comme les dirigeants de ce pays sont sourds aux appels au secours de la population, comme ils sont aveugles pour voir sa détresse, il faut leur rendre la vie difficile. Ils n’ont pas le droit au calme et à la sérénité la ils se présentent et partout où ils vont: dans la rue, sur les plateaux de télévision, dans les journaux et partout où leur présence est signalée.
Je suis contre l’immolation car c’est une démission couteuse qui laisse indifférent un gouvernement provisoire illégitime qui a cessé d’aimer la Tunisie et son peuple . Je compatis aux souffrances de tous ces jeunes qui cherchent à s’éliminer et qui paradoxalement libèrent plus de place pour les incendiaires mais je leur demande de s’associer pour faire barrage à ceux qui les méprisent, de s’organiser et d’organiser la lutte libératrice et porteuse d’espoir. Il ne faut pas que ce gouvernement de pyromanes puisse se la couler douce et jouir des malheurs de ces pauvres individus.

Seule la rue peut venir à bout de ces profiteurs, il faut en prendre possession jusqu’à la victoire finale sur ces voyous qui nous gouvernent ..
!..AH..!

Ali Gannoun