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Une 4è agence de notation confirme la dégratation de la note de la Tunisie

Encore une fois le flou politique , la faible cadence du processus de transition démocratique et l'absence d'une feuille de route claire ont pesé lourd sur la notation de la Tunisie.
En effet ,c'est l'agence de notation financière japonaise R&I ( Rating and Investment Information ) qui confirme les précédentes baisses et dégrade la note de la Tunisie de BBB – avec perspective stable à BBB- avec perspective négative. Ainsi, la Tunisie figure dans la catégorie «pays spéculatif» dans plusieurs classements. Et il est inutile de justifier ces notations par le flou de leurs critères et la subjectivité de leurs évaluations. Car, quoi qu'il en soit, les investisseurs se fient aux rapports de ces agences de notation, ne serait – ce que dans une première analyse. En effet, ces agences de notation font la pluie et le beau temps de toute économie.
Par ailleurs, force est de constater que la Tunisie est en train de perdre, à une vitesse vertigineuse, ce qu'elle a construit sur de longues années. Il est à rappeler que pas plus tard qu'en novembre 2012, cette même agence nippone a baissé d'un cran la note de la Tunisie de BBB à BBB -.
Et dans son dernier rapport, l'agence R&I a procédé à ce changement dans la note de la Tunisie en raison de l'instabilité et de l'agitation politique ainsi que la faible cadence du processus de transition démocratique. Sur un autre plan, l'absence d'une feuille de route claire, le retard constaté dans la rédaction de la Constitution et la méconnaissance de la date des élections ont pesé lourd sur le dossier tunisien. En outre, l'agence R&I a critiqué le rendement du gouvernement provisoire Jbèli, notamment ses efforts dans la préservation des fondamentaux économiques du pays. Comme à l'accoutumée, la décision a été justifiée par le fait que la crise politique a dégradé les perspectives à court terme, pour l'économie, les finances publiques et le système financier.
Il est à noter que toute dégradation de la notification du pays est de nature à peser lourd sur la relance de l'activité puisque, entre autres conséquences d'une telle notification négative, la Tunisie aura moins d'accès au marché financier international. En d'autres termes, on ne pourrait avoir de crédit pour financer l'économie qu'à des taux élevés. De plus, le pays pourrait perdre des places dans le classement des investisseurs.