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Ben Jaâfar devance les députés pour avancer un calendrier bidon

Hier après-midi vers 16h ,avant même qu'il ne soit soumis à la séance plénière de l'Assemblée nationale constituante (ANC) pour discussion et adoption, le projet du calendrier des grandes échéances politiques a fait l'objet d'une brève conférence de presse, tenue à la hâte vers 16h, au palais du Bardo, au cours de laquelle le président de l'ANC, Mustapha Ben Jaâfar, a devancé les députés et donné un aperçu des futurs rendez-vous politiques attendus.

Ce calendrier dont Ben Jaâfar vient de dévoiler les contours n'est, en réalité, qu'une première estimation, loin d'être précise et définitive .
Tout, insiste-t-il à maintes reprises, dépend de la finalisation du projet de la prochaine constitution qui sera fin prêt d'ici fin avril prochain si dieu le veut ( Inchallah ) et dont la date probable de son adoption en première lecture est prévue entre fin juin et début juillet 2013. Si besoin est, ce projet sera soumis, après un mois, à une deuxième lecture. Le cas échéant, l'on pourrait recourir au référendum, a-t-il encore indiqué.

A la lumière de ces hypothèses avancées, et au cas où le projet de la constitution serait adopté en première lecture, le code électoral sera parachevé d'ici fin juillet. Et le président de l'ANC de poursuivre que, selon des propositions préliminaires, les élections législatives et présidentielles auraient lieu dans la période allant du 13 octobre à fin décembre 2013. «Si l'on tient compte d'un calendrier synthétique, issu d'une série de suggestions regroupées, la date consensuelle sera celle du 27 octobre prochain. Autant dire que certains ont proposé l'organisation de ces élections début octobre, d'autres en novembre et d'autres encore sont pour décembre», explique Ben Jaâfar.
Toujours selon ce calendrier approximatif censé être sujet à révision, l'Instance supérieure indépendante des élections (ISIE), dont le projet de création a déjà été adopté mais n’a pas encore vu le jour ( inchallah troisième semaine du mois prochain ). Quant au projet de loi relatif à l'instance de la magistrature, il sera examiné en plénière pour discussion et adoption avant la fin de ce mois. Afin de dissiper toute équivoque et que les choses soient plus claires, Ben Jaâfar a réaffirmé que ce calendrier estimatif n'est qu'un scénario qui tire sa validité de l'adoption en première lecture de la constitution. Derrière ce calendrier, a-t-il encore ajouté, il y a une vraie volonté politique qui veille à ce que soit accéléré le rythme du travail pour sortir au plus vite du provisoire au durable. «Quoi qu'il en soit, court ou long, tout calendrier établi ne saura se réaliser que dans un esprit politique consensuel…», a-t-il soutenu .
A rappeler, en conclusion, que l'élaboration de cette feuille de route qui manque de précision, est le fruit ,selon Ben Jaâfar ,d'un travail d'équipe composée des membres du bureau de l'ANC. Cette équipe avait piloté des consultations auprès des chefs des groupes parlementaires, des présidents des commissions et d'un nombre important des constituants, pour recueillir des propositions et des suggestions ayant abouti au calendrier synthétique précité.

Lors de la plénière ,plusieurs élus ont critiqué le président de l’ANC pour ne les avoir pas consultés et se sont montrés très critiques envers sa manière d’agir . Ils se sont montrés très sceptiques quant aux échéances avancées par Ben Jaâfar .