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Ennahdha se régale et fait miroiter au tunisiens les délices du banquet de dieu

L’islam, la Palestine, le Hamas, le djihad, le paradis, les tourments de la tombe, l’enfer, le takfirisme, l’excision, la pédophilie, la polygamie, la haine du laïc, l’antisémitisme, l’homophobie, le racisme, le régionalisme, le sexisme, le passéisme, le salafisme, les appels au meurtre de ce qui est différent de soi, la fraternité musulmane, l’oumma, le califat, le Qatar, l’incurie intellectuelle et politique, l’arrogance, l’étendard noir de l’islam,le hijab , le nikab, la charia, la Barbe sunna, l’intolérance, la félonie, le favoritisme, l’arbitraire, les faux en écriture, l’antipatriotisme, la corruption, les abus de pouvoir, les conflits d’intérêts, le népotisme, les leurres, les mélanges des genres, sheratongate, Karadhoui, la résignation, la fornication, l’adultère, la vertu, les morts suspectes, les assassinats politiques, la zizanie, le chaos, la chevrotine, la milice, les futilités de la religion, les épidémies de toutes sortes, l’antipatriotisme, l’obscurantisme, la profanation des mausolées et des cimetières, le satanisme, la phobie de Bourguiba, le yousfisme, les prêches fanatiques, l’antirépublicanisme, que du vent.

Le vent de sirocco et les mirages du désert d’Arabie.

Soyons sérieux est-ce que avec de tels arguments qu’on va convaincre les investisseurs nationaux ou internationaux ?

Est-ce que c’est avec ça qu’on va rassurer les créanciers du pays et les agences de notation ?

Est-ce que c’est l’islam et ses bienfaits, à supposer qu’il en ait ce dont il est à douter, qui vont sortir le pays du fond du gouffre ? Est-ce qu’en parant la Tunisie avec de tels ornements qu’on va l’égayer et attirer les visiteurs ?

Est-ce que vraiment l’islam est une solution à ses maux et un remède au chômage, la cherté de la vie, le déficit public, le surendettement, le déficit commercial, le surenchérissement du coût de la dette, un facteur de stabilité politique et de sécurité ?

Ennahdha préfère enfermer les tunisiens dans le sarcophage de la religion afin d’étouffer leurs revendications.

Le message d’Ennahdha ne peut pas être plus clair : à moi la Tunisie et les joies de la vie et à vous la religion et ses affres ! Avec de tels virus inoculés dans le corps tunisien déjà liquéfié à l’époque de Ben Ali, il est à craindre que la Tunisie ne soit en fin de vie.

Quand on a plus rien à donner à manger aux pauvres gens, on leur fait miroiter les délices du banquet de dieu.

Dieu régalera les tunisiens pendant qu’Ennahdha se régale jusqu’à l’enivrement.

Par Salem Ben Ammar