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INTERDICTION MENDICITE ET FERMETURE DES DAARAS La Commission Orientations et Stratégies des Jeunes du M23 dit niet

Les jeunes du M23 ne sont pas pour la fermeture des daaras, préconisée par l'Etat, au lendemain de l'incendie de la Medina. En effet, la Commission Orientations et Stratégies des Jeunes a estimé qu'une part des fonds politiques, ainsi qu'une bonne orientation sociale et non politicienne de certaines structures auraient pu servir à une meilleure prise en charge du problème des Daras.
A l'issue de la rencontre ordinaire, la commission dirigée par le Président Abdourahmane Sow a estimé que «la solution n'est ni la politisation théâtrale marquée par un défilé de leaders politiques dans un rôle de récupérateur, ni des mesures prises à la hâte sans concertations avec les parties concernées». Les amis de M. Sow jugent que la mission du pouvoir consiste à déployer des politiques sociales et sécuritaires pour offrir des solutions structurelles et durables. «Une part des fonds politiques, ainsi qu'une bonne orientation sociale et non politicienne de certaines structures auraient pu servir à une meilleure prise en charge du problème des Daras», ont-ils dit. Avant de rappeler qu'il «urge plutôt de mettre en amont une politique d'insertion et de réorientation de ces Daras, pour leur permettre de profiter des opportunités offertes par l'Etat et par-delà, pouvoir participer à l'éclosion socioéconomique du pays».
Au sujet d'une éventuelle médiation pénale, dans le cadre du rapatriement des biens supposés mal acquis, les jeunes ont dit leur foi quant au respect du processus judiciaire en cours. «Si l'acte d'enrichissement illicite et de détournement de denier est avéré, nous exigeons à ce que la totalité des sommes détournées soit retournée au trésor public et que la loi soit appliquée sous toute sa forme».
La cacophonie constatée au sommet de l'Etat, concernant cette affaire a fait réagir les jeunes qui notent simplement que cela reste «le reflet d'une légèreté et d'un tâtonnement sans précédent dans la démarche gouvernementale».
Mamadou DIOUF
REWMI QUOTIDIEN