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Bittar au secours des déplacés du nord à Bamako : Un inestimable acte de générosité hautement patriotique

Jeamille Bittar

       Jeudi dernier à Bittar Trans, le bonheur était de mise pour les passagers et le beau monde qui était venu les accompagner. Après la rude épreuve de l’exil forcé, les larmes de 150 déplacés du Nord ont enfin séché. Ils constituent la première vague des nombreux déplacés que Jeamille Bittar s’est engagé auprès du maire de Gao à transporter chez eux gratuitement. Par cet acte de générosité et de patriotisme louable à tous égards, le grand bâtisseur évincé de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali contre la loi et la légitimité vient de prouver encore une fois que les grands hommes ne meurent pas. Alors les jaloux ne vont-ils pas maigrir ?
La population de Gao peut rendre grâce à Dieu et remercier Jeamille Bittar pour cette opportunité radieuse offerte à ceux qui manquent de moyens pour rejoindre la cité des Askia. C’est par cet acte magnanime de la compagnie Bittar Trans que les déplacés peuvent partager avec les autres les délices de la liberté retrouvée. Et Jeamille Bittar ne met aucune pression sur les déplacés, le processus se poursuivra jusqu’au retour total de l’ensemble des déplacés. Mais il se fera sous la tutelle de la mairie uniquement. Et c’est d’ailleurs le maire que Bittar avait téléphoné pour lui témoigner de sa volonté à venir au secours des déplacés, à travers un geste quelconque, par exemple en leur fournissant des fournitures scolaires ou autres. Mais le maire a préféré venir échanger de vive voix avec Bittar pour lui demander un car en vue de transporter ceux qui n’auraient pas les moyens de retourner au bercail. Et Bittar de promettre de les transporter tous, quelque soit le nombre de voyages et de cars que cela exigerait. Un tel maire démontre que son souci n’est pas de détourner les fournitures ou quelque bien appartenant à ses populations, mais de se porter convenablement à leur secours selon les urgences. Et le Bon Dieu lui a envoyé l’homme qu’il faut face à la situation qui prévaut.
Cet homme, d’une extrême générosité, c’est Jeamille Bittar que ses camarades entrepreneurs et de la société civile ont bien voulu porter à la tête du Conseil Economique, Social et Culturel du Mali. C’est le même Bittar que malheureusement des tripatouilleurs ont évincé de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. La preuve de ce tripatouillage, c’est que par la décision n°25 du 12 février, la Cour suprême a annulé l’arrêté N°2012-2862/MCI-SG du 8 octobre 2012 du ministre de l’Industrie et du Commerce, portant création d’un Collège Transitoire au niveau de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Du coup, la Cour annule la Décision N°2012-138/MCI-SG du 8 novembre du même département portant nomination des membres du Collège Transitoire au niveau de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Mali. Le bureau dirigé par Jeamille Bittar était ainsi remis dans ses droits à reprendre les affaires en mains selon la Cour suprême. Mais le ministère de tutelle a introduit une demande de révision de la décision de la Cour Suprême et qui est suspensive de la décision ci-dessus citée. Alors le collège transitoire est demeuré en place. Allez savoir !
En tout état de cause, il y a belle lurette que d’autres bureaux ont épuisé leur mandat, notamment chez les transporteurs et à la Chambre des Métiers. Quelle explication un Etat responsable a-t-il à donner à cette mesure contre Bittar si ce n’est la volonté déguisée de détruire un homme et de mettre à sac le monde des affaires ? Pourquoi l’Etat n’est-il pas conforme dans sa démarche ? Sous d’autres cieux, le ministre aurait démissionné dès lors que la sanction de la Cour suprême est tombée. A moins que derrière cette demande de révision de la décision de la Cour Suprême, il n’y ait des intentions inavouées. Si non contrairement à un Bureau nommé, Bittar a avec lui le droit, la justice et la légitimité, à l’instar de toutes les institutions de la République qui ont vu leurs mandats respectifs prolongés. Que cherche-t-on encore ?
En définitive, par l’acte qu’il vient de poser à l’endroit des déplacés du Nord, Jeamille Bittar démontre bien qu’il mérite sa place léguée à un remplaçant qui, à présent, peine à prouver qu’il est à hauteur de combler les espoirs. Et après la décision de la Cour, il y a lieu de réfléchir si le Collège transitoire n’est pas désormais en mauvaise posture dans l’utilisation des fonds de la CCIM. Ceci est certainement une autre paire de manche. A vos marques !
Mamadou DABO