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Centrafrique: 13 civils tués

Treize civils ont été tués mercredi en Centrafrique, à 300 kilomètres au nord de la capitale Bangui, a affirmé jeudi dans un communiqué l'ONU, qui n'a pas précisé les circonstances de l'attaque ni l'identité des assaillants.

Une patrouille de la mission des Nations unies en République centrafricaine (Minusca) "a confirmé la découverte de 13 corps sans vie à Bongboto", à 300 kilomètres au nord de Bangui, selon le communiqué. "Les morts sont tous des civils", a précisé à l'AFP le lieutenant-colonel Abdoulaziz Fall, porte-parole de la Minusca. 

La Centrafrique, deuxième pays le plus pauvre du monde selon l'ONU, est ravagée depuis 2013 par une guerre civile qui a néanmoins considérablement baissé d'intensité depuis 2018.

L'ONU a appelé à enquêter sur les circonstances de la mort des treize civils. "La Minusca contribuera à faire toute la lumière sur ce malheureux incident et se tient prête à soutenir le gouvernement pour que les auteurs présumés de ces crimes odieux soient identifiés", selon le communiqué. L'ONU "sollicite la coopération du gouvernement à cet effet", conclut le communiqué.

Le gouvernement a accusé de son côté les éléments de la Coalition des Patriotes pour le Changement (CPC), créée en décembre 2020 pour tenter de renverser le régime du président Faustin Archange Touadéra, d'être à l'origine de l'attaque.

Les forces gouvernementales ont réussi depuis fin décembre 2020 à reprendre aux rebelles les agglomérations et une bonne partie des deux tiers du pays qu'ils contrôlaient depuis plusieurs années, essentiellement grâce au renfort de soldats rwandais et à la présence de centaines de paramilitaires russes combattant à leurs côtés. 

Moscou ne reconnaît officiellement la présence que de 1.135 "instructeurs non armés" mais les ONG opérant sur le terrain, la France et l'ONU affirment qu'une partie d'entre eux sont des hommes du groupe privé russe de sécurité Wagner, ce que dément Moscou.

Selon l'ONU, les "instructeurs" russes ont commis avec l'armée centrafricaine "des violations du droit humanitaire international", dont des "assassinats aveugles".

L'ONU a estimé fin mai que près de la moitié de la population était en "situation d'insécurité alimentaire", en raison de l'épidémie de coronavirus, mais également à cause de la situation sécuritaire.

AFP

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