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Le Séléka, une rébellion jusqu'au-boutiste

Des éléments de la coalition rebelle Séléka, qui participe au gouvernement d'union nationale à Bangui, ont attaqué lundi matin les villes de Gambo et de Bangassou


Des éléments de la coalition rebelle Séléka, le 17 janvier 2013 au nord de Damara près de Bangui AFP/Archives Patrick Fort

Des éléments de la coalition rebelle Séléka, qui participe au gouvernement d'union nationale à Bangui, ont attaqué lundi matin les villes de Gambo et de Bangassou (sud), mettant en déroute l'armée c

Des éléments de la coalition rebelle Séléka, qui participe au gouvernement d'union nationale à Bangui, ont attaqué lundi matin les villes de Gambo et de Bangassou (sud), mettant en déroute l'armée centrafricaine, a appris l'AFP de source militaire.

"Les éléments du Séléka ont lancé tôt vers 6H00 une première attaque contre la ville de Gambo à une soixantaine de kilomètres de Bangassou. Ils n'ont rencontré aucune résistance car nos éléments qui s'y trouvaient se sont repliés sur Bangassou", selon cette source militaire s'exprimant sous couvert d'anonymat.

"La seconde attaque a eu lieu peu avant 8h00 (7H00 GMT) contre la ville de Bangassou. Il y a eu des échanges de tirs puis les forces de défense et de sécurité ont opéré un repli", a poursuivi la même source.

"Le bilan de ces attaques n'est pas encore connu, mais il est difficile d'entrer en communication avec ces deux villes car toutes les liaisons téléphoniques ont été coupées", a-t-elle précisé.

Ces nouvelles attaques surviennent après celle fin février de la localité de Sido (nord), ensuite vivement critiquée par deux figures de la rébellion, ministres dans le gouvernement d'union nationale, le Général Mohamed Dhaffane et Christophe Ghazam Betty.

Mi-décembre, les rebelles du Séléka avaient pris les armes contre le régime du président Bozizé, menaçant la capitale Bangui. Après avoir signé un accord de paix le 11 janvier à Libreville, la coalition rebelle a accepté de participer à un gouvernement d'union nationale.

La rébellion, qui se refuse pour le moment à cantonner ses troupes comme cela était prévu par l'accord de Libreville, a régulièrement critiqué le gouvernement, reprochant notamment au président François Bozizé d'avoir mis en place un "shadow cabinet" (cabinet de l'ombre), dans lequel les ministres issus de l'opposition et de la rébellion sont flanqués de ministres délégués proches du pouvoir.

Les rebelles continuent d'exiger la libération des prisonniers politiques et le départ des troupes étrangères, en particulier sud-africaines. Coalition formée fin 2012, le Séléka est composé de deux principaux groupes rebelles, et de plusieurs petits groupes armés.

Depuis le début de l'offensive mi-décembre, l'armée centrafricaine n'a opposé quasiment aucune résistance aux rebelles, fuyant régulièrement leurs position dès les premiers coups de feu.

AFP

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