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Journaliste français otage au Mali: des rassemblements

Une centaine de personnes se sont réunies mardi à Bamako, et un nombre équivalent à Paris, pour réclamer la libération du journaliste français Olivier Dubois, deux mois jour pour jour après son enlèvement au Mali par un groupe jihadiste, ont constaté des journalistes de l'AFP.

Mardi matin, des confrères et amis d'Olivier Dubois se sont rassemblés à la Maison de la presse de Bamako, où une photo du journaliste avait été accrochée, ainsi qu'une grande pancarte noire sur laquelle était écrit #FreeOlivierDubois (Libérez Olivier Dubois).

"Je suis très émue, j'ai confiance dans le Mali et dans la France, tout le monde a un but commun, qu'Olivier rentre auprès de ses enfants, à qui il manque", a déclaré à la tribune l'ex-compagne et mère de ses deux enfants, Déborah Al Hawi Al Masri.

Il faut "amplifier la mobilisation au Mali et en France" et "ne pas lâcher prise car, sans ça, ceux qui veulent cacher la vérité l'emporteront", a dit sur place à l'AFP l'ex-ministre malien des Affaires étrangères et ancien journaliste Tiébilé Dramé. 

Une centaine de personnes étaient rassemblées dans le même temps place de la République à Paris, dont des représentants de Libération, du Point et de Jeune Afrique, les médias pour lesquels travaille Olivier Dubois.

"N'oublions pas Olivier", c'est "un message adressé à Olivier Dubois, qui pourrait le recevoir, un message pour les autorités françaises et maliennes qui pose une exigence: on veut et on attend que sa libération demeure une priorité", a dit Christophe Deloire, secrétaire général de RSF.

"Je crois beaucoup à la mobilisation et à la médiatisation", "se taire fait le jeu des ravisseurs", a déclaré la journaliste Florence Aubenas, otage en Irak pendant cinq mois en 2005.

Journaliste indépendant de 46 ans vivant et travaillant au Mali depuis 2015, Olivier Dubois est le seul otage français connu dans le monde.

Il avait lui-même annoncé son enlèvement dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 5 mai, expliquant avoir été kidnappé le 8 avril à Gao (Nord) par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM, ou Jnim en arabe), principale alliance jihadiste au Sahel, liée à Al-Qaïda. 

Fin mai, la France a confirmé qu'il était otage d'un groupe jihadiste. A Paris, le Parquet national antiterroriste (Pnat) a ouvert une enquête préliminaire pour "enlèvement en bande organisée" et "en relation avec une entreprise terroriste".

AFP

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