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Fespaco/Bobo : Les Bobolais ont « raffolé » les films

Bobo-Dioulasso a eu son festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (Fespaco) du 7 au 10 mars 2013. Quatre jours d'extase, les cinéphiles bobolais s'en sont procurés avec la projection des films primés à Ouagadougou. Au total, 36 films ont été projetés sur les écrans de l'Institut français et du ciné Sanyon. Retour sur ce rendez-vous cinématographique à Sya.

Les véritables informations sont venues de Ouagadougou, le jour même de l'ouverture du Fespaco à Bobo. Le comité local d'organisation, avec pour président le gouverneur de la région des Hauts-Bassins, Joseph Bakouan, a tout de même mis les petits plats dans les grands afin que l'évènement puisse être une réussite. Dans la matinée du jeudi 7 mars, peu avant le lancement officiel, le staff technique du Fespaco, avec à sa tête le délégué général Michel Ouédraogo, s'est entretenu avec la presse locale. L'objectif était de leur fournir toute l'information y relative. Pendant près d'une heure, le délégué général, la responsable du Marché international du cinéma et de l'audiovisuel (MICA), et le directeur de la cinématographie nationale, Ardjouma Soma, sont largement revenus sur l'importance et l'intérêt de la tenue de l'évènement à Bobo-Dioulasso. Ainsi, de mini-fespaco, il conviendrait désormais de retenir Fespaco à Bobo-Dioulasso, car il s'agira de la première étape, explique le délégué général, du lancement de la promotion internationale des films primés. Il ne s'agira donc pas de tenir le Fespaco pour le tenir dans la ville de Sya. « Le Fespaco se déplacera à Bobo-Dioulasso après celui de Ouagadougou pour le lancement de la campagne promotionnelle internationale des films primés. Il est aussi prévu de le tenir dans d'autres capitales africains comme Dakar et Libreville », annonce Michel Ouédraogo. La question de communication, des salles de ciné, mais surtout de la distinction des ½uvres cinématographiques burkinabè... ont été entre autres, les préoccupations des hommes de médias. Suffisamment discutées, les journalistes seront tout de même satisfaits des réponses données par le comité d'organisation du festival. Sur place, l'engagement a été pris afin d'améliorer l'organisation des prochaines éditions.

Enfin ! Un parrain après trois éditions successives

Soungalo Apollinaire Ouattara, président de l'Assemblée nationale, était le parrain de la troisième édition de Fespaco/Bobo. Accompagné d'autres législateurs du Sénégal, du Gabon et du Bénin, cette présence d'imminentes personnalités, aura donné un éclat tout particulier à la 23ème édition du Fespaco, version Bobo. La Maison de la culture, investie par des autorités de la région, et le public bobolais « sentait le parfum » du cinéma africain. Tous ou presque, attendaient patiemment, l'arrivée du parrain pour le début du cérémonial. Après une heure d'attente, Soungalo Ouattara fait son entrée dans la salle. Le mot de bienvenu, mais également de remerciement du maire de la commune Salia Sanou, est suivi de celui du délégué général Michel Ouédraogo. Le rappel de la thématique, l'honneur fait aux femmes..., le délégué général s'est dit fier de déplacer le Fespaco à Bobo à travers la projection des films du palmarès. Mieux, a-t-il dit : « La présente édition est parrainée par un digne fils de la nation, un rassembleur, signe hautement significatif de la manifestation ». L'évènement dans la cité de Sya, considérée comme une vitrine et qui ouvrira les portes du cinéma africain vers d'autres horizons du monde, est à prendre avec enthousiasme. Joseph Bakouan, gouverneur de la région des Hauts-Bassins, reste cependant convaincu que cette 3ème édition sera marquée d'une pierre blanche dans les annales de l'histoire de la dite région. Et pour cause : la présence de personnalités importantes (député sénégalais, gabonnais, beninois). Pour lui, l'implication des autorités à la manifestation est source de dynamisation qui contribuera à la rehausser. En effet, depuis la suspension du fespaco en 1993 et sa reprise en 2009, le Fespaco/Bobo se rayonne d'édition en édition. Un progrès, à son avis, qui ne peut que contribuer au développement de l'industrie culturelle qui est une plus value au développement culturel et artistique.

Ils ne demandaient que ça....

« Je suis très heureuse que l'on est pensé à projeter les films à Bobo-Dioulasso. C'est une très bonne initiative et j'ose dire que j'en suis fier », a lancé Korotoumou Bandé, une cinéphile rencontrée à l'Institut français. Même son de cloche avec Emmanuel Ouédraogo, informaticien qui estime qu'il faut pérenniser cette initiative. Visiblement satisfait et ému, ce sont des bobolais tout illuminés qui quittent les salles (Institut français après les projections. « Moi Zaphira » d'Appoline Traoré, Le piège de la passion d'Oumar Dagnon, Tey de Alain Gomis... et d'autres films ont été pleinement découverts par les cinéphiles qui continuent d'en parler.

Bassératou KINDO