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Célébration du 11-Décembre à Dori : Le Premier ministre visite les sites retenus pour l'évènement

Le chef du gouvernement, Beyon Luc Adolphe Tiao, a visité, le jeudi 7 mars 2013, les sites devant abriter les infrastructures dans le cadre de la célébration du 53e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso. Il a également échangé avec le comité régional d'organisation de la manifestation à qui il a donné des orientations.

La ville de Dori, capitale de la région du Sahel, choisie pour abriter les festivités du 53e anniversaire de l'indépendance du Burkina Faso, s'apprête à se doter d'infrastructures pour accueillir les festivités. A l'heure actuelle, rien n'est encore fait, mais tous les sites ont été identifiés pour la construction desdites infrastructures. Le Premier ministre, Beyon Luc Adolphe Tiao, accompagné de membres du gouvernement et de techniciens, a visité, le jeudi 7 mars 2013, les sites retenus. La visite s'est déroulée aux pas de course. Le Premier ministre et la délégation se sont d'abord rendus sur le site devant abriter la cité des forces vives. Il est situé à la sortie Est de la ville, à proximité de la voie menant au Niger. Là-bas, le chef du gouvernement a pu voir un espace toujours occupé par des arbres et des herbes, avec quelques vieilles maisons.

Selon les explications reçues, « c'est cet endroit qui verra pousser dans quelques jours, de belles villas, érigées par des fils de la localité et même des personnes venues d'ailleurs ». Il ressort que le site a une capacité de 260 parcelles. Ensuite, le cap est mis sur le lieu où sera construit le pied-à-terre du Président du Faso, Blaise Compaoré. Cet espace est situé sur le même alignement que la future cité des forces vives, à quelques centaines de mètres plus à l'Est. L'endroit présente pratiquement les mêmes caractéristiques que le site précédemment visité : aucune nouvelle construction, ni de trace de début de construction. Luc Adolphe Tiao marque un arrêt, échange avec des techniciens, donne des directives. Le Premier ministre insiste sur la nécessité d'accélérer les démarches « car il ne nous reste plus assez de temps ».

Le cortège s'ébranle ensuite en direction de l'autre bout de la ville (côté Ouest de Dori, sur la route de Gorom-Gorom). Cette zone qui abrite déjà le siège du Conseil régional du Sahel, selon les explications du directeur général de l'urbanisme et des travaux fonciers, Léon-Paul Toé, est située dans le nouveau Dori. Elle devrait abriter également le futur nouveau siège de la mairie de Dori.

En outre, c'est dans cette partie de la ville que devra se trouver le bâtiment administratif, l'Ecole nationale des enseignants du primaire (ENEP), etc. « Ce sont autant d'infrastructures pour aider cette zone à se développer », a soutenu M. Toé.

Le troisième site visité par le chef du gouvernement est l'espace réservé pour l'érection de la salle de spectacle multifonctionnelle de Dori. De l'avis des techniciens, la salle prévue devrait avoir une capacité d'accueil de 700 places sur un espace de 35 000 mètres carrés. Le hic est que le choix du lieu n'a pas eu l'adhésion de Luc Adolphe Tiao. En effet, il a estimé que l'endroit est inondable puisqu'à proximité d'un barrage. « Il va falloir changer de lieu. L'on n'a pas besoin d'être un technicien pour se rendre compte que cet endroit se situe dans une zone inondable », a-t-il martelé. Sur-le-champ, M. Tiao a demandé aux acteurs de se concerter avec le maire, en vue de trouver un terrain plus adéquat pour la construction de la salle. Pourtant, à entendre le directeur de l'urbanisme et des travaux fonciers, le site désigné et présenté au Premier ministre l'a été après tant d'autres rejetés.

Qu'à cela ne tienne, les techniciens ainsi que le maire de Dori, Hama Arba Diallo qui était présent, pensent que le changement de site ne devrait pas poser de problème.

Au plus tard fin avril pour lancer les travaux

Le dernier site visité par la délégation est l'axe prévu pour le défilé du 11-Décembre prochain. Il est situé sur l'axe Djibo-Dori, toujours dans le nouveau Dori. La voie du défilé à bitumer est longue d'environ quatre kilomètres (3,9 Km). Elle débute par la station d'essence à la sortie-ouest de la ville, pour prendre fin à l'ENEP. A cela s'ajoute une voie de contournement ayant presque la même longueur, à l'intérieur de la ville. Le Premier ministre a suggéré que ce prolongement soit également bitumé. Ici aussi, Luc Adolphe Tiao a demandé aux uns et aux autres d'accélérer les démarches.

A l'issue de la visite de terrain, le Premier ministre a eu un échange direct avec les différents acteurs. Ainsi, tour à tour, la parole a été donnée au gouverneur de la région, aux ministres en charge de dossiers relatifs aux préparatifs de la fête, aux responsables de sociétés d'Etat et de commissions concernées, aux techniciens, etc. Chacun, en ce qui le concerne, a fait le point des préparatifs et relevé certaines difficultés. Tous ont été unanimes que le délai restant est très court et qu'il faille accélérer. C'est pourquoi le Premier ministre a invité les forces vives de la localité à se mobiliser pour l'acquisition des parcelles puis la construction des villas.

« Il va falloir éviter les erreurs commises ailleurs. Tant qu'on ne commence pas tôt, on ne pourra pas finir les constructions dans le délai », a reconnu le chef du gouvernement. Il a annoncé le lancement officiel des travaux de construction pour la mi-avril ou fin avril au plus tard. Par conséquent, Luc Adolphe Tiao a préconisé que l'on allège les procédures administratives afin d'encourager les potentiels investisseurs dans le cadre de la cité des forces vives, par exemple.

A ce propos, le maire Hama Arba Diallo a laissé entendre que « concernant la cité des forces vives, une cinquantaine de personnes ont déjà manifesté l'intérêt de venir et de construire à Dori. Nous attendions que le cahier des charges soit prêt ». Et de préciser que la région possède une diaspora importante au niveau de l'Afrique et du Moyen-Orient. Le maire a également espoir que les « Etalons viendront donner l'exemple » en construisant quelques villas dans la cité des forces vives. Selon lui, la mairie vient d'avoir le cahier des charges qu'elle va mettre à la disposition de ceux qui veulent investir.

« Nous allons tout faire pour faciliter l'acquisition des terrains et faciliter le travail », a-t-il déclaré, ajoutant que pour les autres infrastructures, toutes les études ont été faites et tous les dossiers sont prêts. « Tout ce qui nous manque maintenant, c'est l'argent. Si nous avions l'argent, nous n'aurions même pas attendu le lancement officiel pour commencer la construction de certaines infrastructures », a poursuivi le maire.

Une sécurité renforcée

Le directeur général de l'urbanisme et des travaux fonciers, Léon-Paul Toé, dans sa présentation lors des échanges, a fait remarquer que par chance, à Dori, le ministère de l'Habitat et de l'Urbanisme était en train de faire l'exercice d'élaboration d'un schéma directeur d'aménagement et d'urbanisme. Pour lui, il s'agit d'un document de planification à long et à moyen termes permettant de réfléchir au développement de la ville. « Le schéma n'est pas encore adopté mais il y a eu la réflexion sur l'organisation d'ensemble de la cité, la pertinence des investissements dans telle ou telle partie de la ville. C'est ce qui nous a aidé à mieux positionner l'emplacement de la cité des forces vives, ainsi que les différentes infrastructures qui doivent aller avec ces festivités et qui vont impulser un développement de la ville de Dori », a indiqué M. Toé. L'aspect sécuritaire ne sera pas négligé. C'est du reste, ce qui est ressorti de l'intervention du ministre en charge de l'administration territoriale et de la sécurité, Jérôme Bougouma.

De son avis, le renforcement de la sécurité dans la localité s'impose au regard de la situation de guerre et d'insécurité au Nord-Mali, voisin. Le ministre Bougouma, sans donner de chiffres exacts, a affirmé qu'il y aura un déploiement conséquent de forces de l'ordre et de sécurité pendant les festivités du 11-Décembre. Pour sa part, le gouverneur de la région du Sahel, Boureima Yiougo, a profité de la rencontre pour faire des doléances. Il a plaidé pour, entre autres, la construction de logements sociaux dans les autres chefs-lieux de province, la dotation de la ville de Dori, d'un terrain de sports digne de ce nom, surtout que la finale de la coupe inter-régions doit s'y disputer. Après environ une heure trente minutes d'échanges, le chef du gouvernement a clos les débats. Il a promis venir le mois prochain à Dori pour le lancement officiel des travaux et d'y aller régulièrement pour suivre l'exécution de ceux-ci.

Alban KINI ([email protected])


Le Premier ministre, Luc Adolphe Tiao, s'engage à suivre régulièrement les travaux

« Nous sommes venus à Dori, pour visiter, un premier temps, les sites choisis pour abriter les infrastructures prévues pour la célébration du 11-Décembre prochain. Ensuite, notre présence ici, nous a permis de donner des orientations pour que tout le dispositif d'accompagnement de ces infrastructures, soit mis en place. La particularité et surtout l'avantage de la ville de Dori est que les sites réservés pour les infrastructures sont des espaces vides. Il n'y a donc pas lieu de déplacer des populations.

Il en est de même pour les voies à bitumer. En effet, à ce niveau aussi, il n'y aura pas non plus de problèmes majeurs, dans la mesure où il n'y aura pas de populations à déplacer. Maintenant, le vrai problème se situe au niveau du délai de démarrage des travaux qui est très court. Nous sommes déjà presqu'en mi-mars et le délai pour achever tous les travaux est fixé à fin novembre au plus tard. Ce que j'ai donné comme orientation, c'est que pour chaque type de projet, il y ait une feuille de route précise. Il faut que nous ayons un chronogramme et un suivi régulier. A ce propos, j'ai pris l'engagement de venir une fois par mois pour suivre les travaux ».

Propos recueillis par A.K.

Sidwaya