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Sécurité de la navigation aérienne en Afrique : La certification et la surveillance des exploitants d'aéronefs à la loupe

Ouagadougou, la capitale burkinabè, abrite du 11 au 15 mars 2013, un atelier de formation sur la certification et la surveillance des exploitants d'aéronefs. Cette formation, premier du genre en Afrique francophone, bénéficie de l'accompagnement de la Singapour et vise à former les inspecteurs de sécurité aérienne sur le processus de certification des compagnies aériennes de transport public de passagers et de fret, en vue de la délivrance du permis d'exploitation aérienne (PEA). L'ouverture des travaux a été présidée, ce lundi 11 mars à Ouaga 2000, par le ministre burkinabè des infrastructures, du désenclavement et des transports, Jean-Bertin Ouédraogo.

« La tenue de cet atelier s'inscrit dans la dynamique amorcée par nos Etats de construire des espaces aériens sûrs et sécurisés, ce qui induit la prise de mesures très fortes dans un domaine en pleine expansion, tel celui de l'exploitation des aéronefs », a situé le ministre des infrastructures, du désenclavement et des transports, Jean-Bertin Ouédraogo à l'ouverture des travaux devant une forte présence des délégations de pays africains. Selon le premier responsable en charge des transports, le sujet est si important que, de ce conclave, sont attendus des engagements forts et des actions en vue de raffermir la dynamique de la coopération sud-sud bien amorcée.

« Je souhaite vivement que ces engagements et ces actions permettent, d'une part d'entamer le processus de finalisation du projet d'accord aérien de type ''ciel ouvert '' entre nos pays et, d'autre part de renforcer les capacités des Etats membres de la commission africaine de l'aviation civile (CAFAC) dans les domaines de la sécurité et de la sûreté au profit d'une aviation civile plus sûre, performante et concurrentielle », a-t-il insisté.

Pendant cinq jours, des experts de « haut niveau » venus de la Singapour dispenseront les fondamentaux pour l'acquisition d'un permis d'exploitation aérienne (PEA) à travers l'évaluation de la demande préliminaire, l'examen de la demande formelle, l'évaluation de l'existence de la documentation de la compagnie, l'évaluation de la conformité de la délivrance du PEA. Selon Jean Bertin Ouédraogo, le Burkina Faso entend tirer une plus value réelle de l'atelier pour conforter la mise en ½uvre du dispositif des mesures correctives, édictées par l'organisation de l'aviation civile internationale (OACI) et pour promouvoir la sécurité aérienne de concert avec les Etats membres de cet espace.

Le directeur général de l'agence nationale de l'aviation civile (ANAC), Abel Sawadogo a, pour sa part, indiqué que cette formation traduit d'abord une marque de considération et d'adhésion aux orientations pertinentes décidées par les plus hautes autorités du Burkina Faso dans le secteur de l'aviation civile. Elle est ensuite, poursuit-il, un gage de la recherche de la performance et de la solidarité entre les pays membres de la commission africaine de l'aviation civile (CAFAC) au regard des mutations intervenues dans les domaines de la sécurité et de la sûreté aérienne.

Cet atelier bénéficie du soutien de la Singapour à travers ses agence nationale de l'aviation civile et Académie de l'aviation dont le directeur général adjoint, Tay Tiang Guan a salué cette initiative Sud-Sud.

Plusieurs pays africains ont effectué le déplacement de Ouagadougou. Il s'agit du Burundi, du Cameroun, de la Côte d'Ivoire, de la Guinée-Bissau, de la Mauritanie, du Mali, du Niger, de l'Ouaganda, du Togo et de l'Ethiopie.

Kader PALENFO ([email protected])

Le Faso

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