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Cap-Vert: la Cour suprême valide l'extradition vers les USA d'un proche de Maduro

La Cour suprême du Cap-Vert a validé  l'extradition de l'homme d'affaires colombien Alex Saab, un proche du président vénézuélien Nicolas Maduro, réclamé par les Etats-Unis pour blanchiment.

Sa défense a déjà fait savoir qu'elle ferait appel devant la Cour constitutionnelle.

"La Cour suprême confirme l'autorisation donnée par la justice pour l'extradition de l'accusé (Alex Saab) vers les Etats-Unis," selon la décision datée de mardi et dont l'AFP a eu copie mercredi. 

M. Saab est accusé par les Etats-Unis de tirer les ficelles d'un vaste réseau ayant permis au dirigeant socialiste Nicolas Maduro et à son régime de détourner à leur profit de l'aide alimentaire à destination du Venezuela.

Inculpé en juillet 2019 à Miami pour blanchiment d'argent, il avait finalement été interpellé lors d'une étape technique de son avion au Cap-Vert à la mi-juin 2020.

Le 4 janvier la justice capverdienne avait confirmé en appel son extradition, autorisée en première instance. M. Saab, actuellement placé en résidence surveillée, avait ensuite introduit un recours devant la Cour suprême.

La défense d'Alex Saab a indiqué à l'AFP "qu'elle examinait la décision" de la Cour et indiqué qu'elle introduirait "un recours devant la Cour  constitutionnelle".

"Nous sommes confiants que l'ambassadeur Saab sera remis en liberté", a-t-elle ajouté.

Avec son associé Alvaro Pulido, également inculpé pour blanchiment, M. Saab, 49 ans, aurait transféré 350 millions de dollars (285 millions d'euros) hors du Venezuela sur des comptes étrangers qu'ils possédaient ou contrôlaient. Les deux hommes encourent jusqu'à 20 ans de prison.

L'opposition vénézuélienne décrit Alex Saab comme une "figure de proue" du pouvoir de M. Maduro.

Caracas, qui a accordé à M. Saab la nationalité vénézuélienne et le titre diplomatique d'"envoyé spécial", considère sa détention sur l'archipel africain comme "arbitraire".

Lundi, la Cour de justice des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao) a ordonné au Cap-Vert de libérer l'homme d'affaires et de mettre fin aux procédures d'extradition vers les Etats-Unis à son encontre.

La juridiction africaine a estimé que son interpellation le 12 juin 2020 n'a pas de base juridique puisque la "notice rouge" d'Interpol (demande d'arrestation à des fins d'extradition émise par les Etats-Unis) est datée du lendemain, le 13 juin.

Dans sa décision, la Cour suprême capverdienne souligne que le Cap-Vert n'a pas "signé le Protocole qui concède la légitimité à la Cour de la Cédéao", et qu'en conséquence "les décisions de la Cour ne s'appliquent pas au Cap-Vert".

mln-jt-pgf-jb/lal/thm

AFP

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