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Rapt d'élèves au Nigeria: les adolescentes libérées s'apprêtent

Les centaines d'adolescentes libérées mardi après avoir été durant quatre jours les captives d'hommes armés qui avaient attaqué leur pensionnat dans le Nord-Ouest du Nigeria, vont retrouver leurs familles mercredi après-midi, ont annoncé à l'AFP les autorités locales.

"Nous ramenons les filles dans leur école à Jangebe cet après-midi, où elles seront remises à leurs parents", a déclaré mercredi à l'AFP le ministre de l'Education de l'Etat de Zamfara, Ibrahim Abdullahi.

Vendredi, 279 jeunes filles avaient été enlevées par des hommes armés dans les dortoirs de leur école située à Jangebe, dans l'Etat de Zamfara.

Libérées après des négociations entre les ravisseurs et les autorités locales, les jeunes filles sont depuis mardi matin dans les locaux du gouvernement de Zamfara, à Gusau, la capitale de cet Etat.

"Nous pensons qu'il est plus sûr pour les parents de retrouver leurs enfants à l'école plutôt que de venir à Gusau", a ajouté M. Abdullahi qui précise que les jeunes filles ont passé une visite médicale.

Il s'agissait du quatrième enlèvement de masse d'écoliers en moins de trois mois dans le Nord-Ouest du Nigeria, où des groupes criminels, appelés localement "bandits", multiplient les vols de bétail à grande échelle et pratiquent les enlèvements contre rançon depuis plus de dix ans.

Zamfara est le bastion de nombreux "bandits" et les autorités de cet Etat ont l'habitude de discuter avec les groupes criminels, avec lesquels elles négocient depuis plus d'un an des accords d'amnistie en échange de la remise de leurs armes.

Les autorités de Zamfara ont ainsi activement participé aux négociations ayant permis la libération en décembre de 344 garçons enlevés de leur pensionnat de l'Etat voisin de Katsina.

A chaque libération, elles nient payer une quelconque rançon aux ravisseurs, mais cela fait pourtant peu de doute pour les experts en sécurité qui craignent que cela ne mène à une multiplication des enlèvements.

Ce nouveau kidnapping avait ravivé le souvenir du rapt de Chibok en 2014, lorsque le groupe jihadiste Boko Haram avait enlevé 276 lycéennes dans le Nord-Est du pays, suscitant une émotion mondiale.

Plus d'une centaine d'entre elles sont encore portées disparues.

Les "bandits" agissent toutefois avant tout pour l'appât du gain et non pour des raisons idéologiques, même si certains ont tissé des liens avec les groupes jihadistes dans le Nord-Est.

AFP

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