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Rassemblement

"Le peuple ira jusqu'au bout" : plusieurs centaines de manifestants se sont réunis dimanche à Paris à la veille du deuxième anniversaire du soulèvement populaire du Hirak en Algérie pour appeler entre autres à la libération de tous les prisonniers d'opinion et réclamer un "changement radical" du système. 

"Stop la répression", "ni oubli, ni renoncement, la révolution vaincra", "système dégage, souveraineté du peuple sur toutes les institutions et les ressources", pouvait-on lire sur de larges banderoles blanches fixées entre les arbres de la place de la République. 

Ce rassemblement devait initialement être une marche allant de République à Nation mais le parcours a été interdit par le préfet de police en raison de "risques sérieux de troubles à l'ordre public" et de la proximité avec le consulat d'Algérie.

"On est présents ici pour dire qu'on n'est pas près de s'arrêter, on continue le combat", explique Hakim Taibi, un militant membre d'un intercollectif d'associations mobilisé depuis deux ans en France. "On ne va pas abandonner maintenant, nous n'avons plus le choix, il ne s'agit pas de changer un régime, il s'agit de sauver un pays parce que ce régime là va conduire le pays à la faillite".

Drapeau algérien sur les épaules et masque anti-covid aux couleurs de l'Algérie sur la bouche et le nez, Imen, 28 ans, souhaite le départ de la "bande de mafieux" qui, à ses yeux, dirigent l'Algérie.

"On manifeste contre le système qui malgré les élections de l'année passée n'a pas vraiment changé", abonde à ses côtés une de ses amies Narmine, étudiante de 30 ans. "On montre notre soutien à nos frères et à nos soeurs en Algérie qui ont du mal à manifester en ce moment parce que l'Etat profite de la situation actuelle, de l'épidémie de coronavirus, pour bloquer les manifestations".

Déclenché le 22 février 2019, le Hirak - mouvement de protestation populaire inédit en Algérie - avait poussé le président Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis deux décennies, à la démission deux mois plus tard. 

Son successeur, le président Abdelmadjid Tebboune, a fait un geste d'apaisement ces dernières semaines en graciant et libérant des dizaines de détenus d'opinion, dont le journaliste et militant Khaled Drareni, et promis des législatives anticipées d'ici fin 2021. 

AFP

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