mis à jour le

Soudan du Sud: le défenseur des droits humains Peter Biar fuit aux Etats-Unis

Un défenseur des droits humains au Soudan du Sud et économiste formé aux Etats-Unis, Peter Biar Ajak, a indiqué vendredi s'être réfugié aux Etats-Unis, accusant le président Salva Kiir d'avoir cherché à l'éliminer, ce que le gouvernement dément.

M. Biar, économiste de 35 ans qui a travaillé pour la Banque mondiale, avait été arrêté mi-2018 pour avoir demandé que le président Kiir et le chef rebelle Riek Machar, les deux principaux protagonistes d'une guerre civile qui a fait quelque 380.000 victimes, cèdent leur place. 

Condamné à deux ans de prison en juin 2019 pour "espionnage", il avait été gracié en janvier par le président Kiir.

Vendredi, le défenseur des droits humains a publié une photo de sa famille et lui-même arrivant aux Etats-Unis, remerciant le président Donald Trump de les "sauver" et accusant le président Kiir d'avoir chargé "un escadron de la mort" de l'éliminer. 

Le gouvernement a rejeté cette accusation "complètement fausse".

"Biar aurait dû faire part de ceci quand il était ici (...) il avait été relâché par le gouvernement", a réagi le porte-parole du ministère des Affaires étrangères Raphael Nhial Kulang à l'AFP.

Un des coaccusés de M. Biar en 2019, l'homme d'affaires et philanthrope Kerbino Wol Agok, avait été condamné à 13 ans de prison pour terrorisme, espionnage et insurrection. Lui aussi gracié en janvier, il avait dans la foulée lancé son propre mouvement rebelle. Il a été tué par les forces gouvernementales en juin.

Le Soudan du Sud, qui a acquis son indépendance en 2011 avec le soutien essentiel de Washington, son principal donateur, a sombré dans la guerre civile deux ans plus tard lorsque Salva Kiir a accusé Riek Machar, son ancien vice-président, de fomenter un coup d'État.

Les deux dirigeants ont signé en septembre 2018 à Addis Abeba un nouvel accord de paix qui a débouché sur la formation d'un gouvernement d'union nationale dans lequel M. Machar occupe un des postes de vice-président.

L'envoyé spécial de l'ONU au Soudan du Sud David Shearer a mis en garde contre "l'enlisement du processus de paix" et "l'escalade des affrontements entre groupes armés" dans plusieurs régions du pays, à l'occasion du 9e anniversaire de l'indépendance du pays début juillet.

AFP

Ses derniers articles: Indépendantistes pro-Biafra: Amnesty accuse l'armée d'avoir tué 115 personnes  Soudan du Sud: le vice-président Riek Machar destitué par son parti (branche militaire)  L'ONU accuse les rebelles, les forces centrafricaines et leurs alliés russes d'exactions 

defenseur

AFP

Algérie: un défenseur des droits humains remis en liberté, un journaliste relaxé

Algérie: un défenseur des droits humains remis en liberté, un journaliste relaxé

AFP

Algérie: dégradation de la santé d'un défenseur des droits humains incarcéré

Algérie: dégradation de la santé d'un défenseur des droits humains incarcéré

AFP

Soudan du Sud: un défenseur des droits humains condamné

Soudan du Sud: un défenseur des droits humains condamné

droits

AFP

Ethiopie: la commission des droits humains appelle

Ethiopie: la commission des droits humains appelle

AFP

L'ONU accuse les forces centrafricaines et leurs alliés russes de violer les droits humains

L'ONU accuse les forces centrafricaines et leurs alliés russes de violer les droits humains

AFP

Ethiopie: plus d'une centaine de civils tués en novembre au Tigré, selon la Commission éthiopienne des droits de l'homme

Ethiopie: plus d'une centaine de civils tués en novembre au Tigré, selon la Commission éthiopienne des droits de l'homme

Etats-Unis

AFP

Etats-Unis et UE appellent

Etats-Unis et UE appellent

AFP

Une Rwandaise expulsée des Etats-Unis comparaît pour génocide

Une Rwandaise expulsée des Etats-Unis comparaît pour génocide

AFP

Sahara occidental: les Etats-Unis lancent le processus d'ouverture d'un consulat

Sahara occidental: les Etats-Unis lancent le processus d'ouverture d'un consulat