mis à jour le

Burkina: sept morts dont deux soldats lors d'une attaque dans le nord

Sept personnes dont deux soldats ont été tués lundi lors d'une attaque contre un détachement militaire dans le nord du Burkina Faso, revendiquée par le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (GSIM), a-t-on appris mardi de sources sécuritaires. 

"Une unité du détachement militaire de Banh (province du Loroum) a subi une attaque ce lundi lors d'une patrouille dans cette zone. Deux militaires ont été tués ainsi que cinq civils", a indiqué à l'AFP une source sécuritaire. 

Évoquant les civils tués, une autre source sécuritaire a précisé qu'il "s'agit de volontaires pour la défense, qui étaient avec l'équipe militaire lors de leur mission de patrouille dans la zone". Elle a confirmé la mort de deux soldats.

"Quatre autres personnes ont été blessés lors de l'embuscade", a souligné la même source, sans plus de détails. 

Le GSIM, principale alliance jihadiste du Sahel affiliée à Al-Qaïda, basé au Mali, a revendiqué l'attaque, affirmant avoir tué "neuf soldats" lors d'une "embuscade", et pris des armes et des véhicules, selon un texte transmis à l'AFP mardi soir.  

Depuis décembre, des volontaires pour la défense de la patrie sont recrutés dans leurs zones de résidence. Après une formation militaire de 14 jours, ils exercent des missions de surveillance, d'information et de protection. Mais selon des sources concordantes, ils font également office de pisteurs et combattent souvent aux cotés des forces de défenses, munis d'armes militaires.

Le 11 mai, huit soldats burkinabé avaient été tués dans une attaque à Kankanfogouol, dans le nord du Burkina Faso, selon l'armée, qui avait affirmé avoir neutralisé une vingtaine de terroristes en réaction à cette embuscade près de la frontière nigérienne.

Le Burkina Faso est en proie à de fréquentes attaques jihadistes, souvent entremêlées à des conflits intercommunautaires. Elles ont fait plus de 850 morts depuis 2015, et contraint près de 840.000 personnes à fuir leurs foyers.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l'ordre burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences jihadistes malgré l'aide de forces étrangères, notamment de la France, présente dans le Sahel avec 5.100 hommes dans le cadre de l'opération antijihadiste Barkhane.

Le centre du Sahel est touché par les violences jihadistes (avec en sus des conflits violents entre communautés) qui ont fait 4.000 morts au Mali, au Niger et au Burkina Faso en 2019, selon l'ONU.

AFP

Ses derniers articles: L'Ethiopie accuse Trump d'"incitation  En France, la diaspora algérienne entretient la "flamme du Hirak"  Présidentielle en Guinée: Condé déclaré vainqueur, violences 

attaque

AFP

RDC: EI revendique une attaque contre la prison de Beni, des centaines de détenus en fuite

RDC: EI revendique une attaque contre la prison de Beni, des centaines de détenus en fuite

AFP

Niger: la réserve des girafes menacée, après une attaque jihadiste

Niger: la réserve des girafes menacée, après une attaque jihadiste

AFP

Mali: un gendarme et un garde pénitentiaire tués dans une attaque dans le Centre (procureur)

Mali: un gendarme et un garde pénitentiaire tués dans une attaque dans le Centre (procureur)

morts

AFP

Présidentielle en Côte d'Ivoire: 11 morts

Présidentielle en Côte d'Ivoire: 11 morts

AFP

Le Liberia sollicite Washington pour enquêter sur des morts mystérieuses

Le Liberia sollicite Washington pour enquêter sur des morts mystérieuses

AFP

Nigeria: encore deux morts dans de nouvelles manifestations contre les violences policières

Nigeria: encore deux morts dans de nouvelles manifestations contre les violences policières

soldats

AFP

Deux soldats maliens tués dans une embuscade

Deux soldats maliens tués dans une embuscade

AFP

Au Mali, putsch ou pas, rude quotidien pour les civils et soldats

Au Mali, putsch ou pas, rude quotidien pour les civils et soldats

AFP

Deux soldats français tués au Mali par une bombe artisanale

Deux soldats français tués au Mali par une bombe artisanale