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Parler de la révolution du jasmin au Qatar peut valoir la prison

Le poète qatari Mohammed El Ajami a échappé, lundi 25 février, à une peine de prison à perpétuité. Cette peine avait été prononcée lors d'un jugement en première instance, en novembre 2012.

Mais il n'est pas libre pour autant. Le site du quotidien El Watan fait savoir qu' à l'issue d'un jugement par la cour d'appel qatarie, Mohammed El Ajami écoppe d'une peine de prison de 15 ans ferme. Lui reste la bagatelle de quinze ans ferme.

Son crime? Une quinzaine de vers écrits, en 2011, pour rendre hommage à la révolution tunisienne, rappelle encore El Watan. 

Dans son «Poème du jasmin», Mohammed El Ajami ose un rapprochement entre la pétromonarchie et l'ex-dictature: 

«Nous sommes tous la Tunisie face aux castes répressives

Des mots soigneusement choisis, qu'il a déclamés en privé «dans son appartement au Caire», rappelait son avocat à l'AFP.  Ce qui n'a pas empêché le «Poème du jasmin» de faire le tour du monde via les réseaux sociaux.

La condamnation de l'auteur et le déroulement du procès, clairement dénoncés par l'ONU, embarrassent l'émirat qui poursuit, bon an mal an, son opération de séduction auprès des puissances étrangères, rappelle El Watan.

Lu sur El Watan

 

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