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Premier mort du nouveau coronavirus en Tanzanie

La Tanzanie a recensé mardi son premier mort du nouveau coronavirus, un homme de 49 ans qui souffrait déjà d'autres problèmes de santé, a annoncé le ministère de la Santé.

Le pays a confirmé 19 cas positifs de coronavirus, dont des voyageurs étrangers et des personnes qui ont été en contact avec eux.

"J'ai le regret d'annoncer la première mort d'un patient atteint du coronavirus tôt ce matin. Cet homme de 49 ans souffrait d'autres complications médicales", a déclaré dans un communiqué la ministre de la Santé, Ummy Mwalimu, sans donner plus de détails.

La Tanzanie a déjà fermé toutes les écoles et universités afin de freiner la propagation du virus. Et le Parlement a commencé à limiter mardi la durée de ses sessions et le nombre de parlementaires y prenant part.

Mais si les autres pays de la région ont imposé des mesures de confinement et appelé leurs concitoyens à rester chez eux, le président tanzanien John Magufuli a relativisé la gravité de l'épidémie.

"C'est l'heure de consolider notre foi et de continuer à prier Dieu, plutôt que de dépendre de masques sur le visage. N'arrêtez pas d'aller dans les églises et les mosquées pour prier. Je suis sûr que c'est juste le vent qui tourne et que (le virus) disparaîtra comme d'autres avant lui ont disparu", a-t-il déclaré il y a quelques jours dans une église de la capitale administrative Dodoma.

"Il y a tellement de menaces qui circulent autour de ce coronavirus, mais c'est une petite maladie et nous la vaincrons au nom de Dieu. Je demande aussi aux Tanzaniens de continuer à travailler dur", a-t-il ajouté.

Ces paroles ont été vivement critiquées par certains opposants politiques, qui ont au contraire appelé à la fermeture des églises et mosquées pour éviter que le virus ne se répande.

"Ne cherchons pas à débattre avec la science", a ainsi déclaré sur Twitter le député d'opposition Zitto Kabwe.

Surnommé "Tingatinga" (bulldozer en swahili), le président Magufuli a marqué les esprits depuis sa prise de fonction en 2015, en se montrant inflexible dans la lutte contre la corruption, mais il est aussi critiqué pour son autoritarisme. 

Fin octobre, Amnesty International et Human Rights Watch (HRW) ont dénoncé un recul inédit des libertés fondamentales sous son régime, qui a multiplié les actions répressives contre les médias, la société civile et l'opposition.

AFP

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