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Coronavirus: des Marocains dans la rue pour prier malgré le confinement

Des groupes de Marocains sont sortis prier dans la rue ou protester dans la nuit de samedi à dimanche, défiant le confinement obligatoire décrété par les autorités pour lutter contre la propagation du nouveau coronavirus, ont rapporté des médias locaux.

"Allah Akbar, Dieu est grand et seul à pouvoir nous aider", ont scandé les fidèles réunis à Tanger, Fès ou encore Tétouan (nord), certains parlant du nouveau coronavirus comme d'une "épreuve divine", selon des images diffusées sur les réseaux sociaux, parfois transmises sous forme de dénonciation aux autorités.

Les images ont été reprises par plusieurs médias du royaume avec des appels à "sévir contre cet obscurantisme".

Au Maroc, comme ailleurs en Afrique du Nord et au Moyen-Orient, les mosquées sont fermées et le mot d'ordre des autorités religieuses est: "Priez chez vous".

Le pays est depuis vendredi soir en "état d'urgence sanitaire" et a déployé les forces de l'ordre pour contrôler les déplacements dérogatoires. Au confinement s'ajoutent désormais des restrictions sur la circulation des transports en commun et sur les déplacements inter-urbains.

L'armée a déployé des unités de blindés dans les rues de Rabat, a constaté un journaliste de l'AFP, ainsi que dans d'autres villes, selon les médias locaux.

Les contrevenants qui circulent sans permis sont arrêtés, parfois de façon très musclée, comme le montrent des images circulant sur les réseaux sociaux.

Un libraire qui vendait des permis de circuler a été arrêté à Casablanca et un policier de Marrakech (sud) qui monnayait les droits de passage fait l'objet d'une enquête, selon un communiqué de la sûreté nationale (DGSN).

Une vingtaine de personnes accusées de propager des rumeurs mensongères ou d'appeler à la désobéissance ont également été arrêtées ces derniers jours, selon la même source.

- 140 vols spéciaux pour la France -

Parallèlement, le dispositif spécial de retour des Marocains de l'étranger est suspendu depuis dimanche 11H00 GMT, selon un communiqué des Affaires étrangères.

Les derniers touristes bloqués au Maroc tentaient encore dimanche matin de trouver des places sur les derniers vols où à défaut des hébergements provisoires, selon les échanges des collectifs d'entraide virtuelle. "Le problème c'est que tout est fermé", regrettait un des messages.

Samedi, certains sont parvenus à regagner l'enclave espagnole de Ceuta pour prendre des ferries, selon ces échanges.

Quelques 140 vols spéciaux ont été affrétés pour ramener plus 25.000 personnes en France depuis la suspension des liaisons aériennes, selon l'ambassade de France. Britanniques, Américains et Canadiens ont également affrété des vols payants pour rapatrier leurs concitoyens, d'après les ambassades locales.

Le nombre de cas officiellement déclarés au Maroc a atteint 108 dimanche, avec trois décès et trois rémissions. Le pays compte deux centres de dépistage et 1.642 lits en réanimation pour 35 millions d'habitants. Les autorités en appellent aux dons pour alimenter un fonds d'urgence.

Alors que plusieurs chercheurs dans le monde travaillent sur la piste des antipaludéens, Rabat a demandé à la filiale marocaine du groupe français Sanofi de remettre son stock de Nivaquine et de Plaquenil, selon un communiqué de Sanofi Maroc.

AFP

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