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Somalie: une milice soufi rend les armes après des combats violents

L'armée somalienne a pris d'assaut dans la nuit de vendredi à samedi le camp où s'était repliée une milice soufi, dont les membres et responsables se sont rendus après une journée de combats meurtriers, a-t-on appris de source militaire et auprès d'un témoin.

"Les forces somaliennes ont pris le plein contrôle de la base de la milice et la situation est normale maintenant. Les dirigeants de la milice soufi se sont rendus", a déclaré à l'AFP Abdullahi Ahmed, un commandant de l'armée somalienne.

Des combats, opposant l'armée du gouvernement fédéral à la milice soufi Ahlu Sunna Wal Jamaa (ASWJ) en raison d'un contentieux lié aux dernières élections régionales, avaient éclaté jeudi soir à Dhusamareb, capitale de la région semi-autonome du Galmudug.

Ils s'étaient intensifiés le lendemain et un notable local, Mohamed Moalim Adan, joint au téléphone, avait indiqué à l'AFP qu'au moins 12 personnes avaient été tuées vendredi, dont des civils, et plus de 20 blessées.

Le Parlement du Galmudug avait élu début février président de la région Ahmed Abdi Kariye, un ancien ministre connu sous le surnom de Qoor-Qoor, soutenu par le gouvernement fédéral.

Le processus électoral avait été dénoncé par le chef d'ASW, Sheikh Mohamed Shakir, qui s'était autoproclamé président. Un ancien président du Galmudug, Ahmed Duale, avait aussi revendiqué la victoire en formant son propre Parlement.

"Les combattants soufi ont été vaincus et ont rendu leurs armes. Les forces somaliennes ont le contrôle maintenant et la situation est à nouveau normale", a déclaré Fadumo Warsame, un habitant de Dhusamareb.

Samedi matin, le sheikh Shakir a tenu une conférence de presse, lors de laquelle il a affirmé avoir "décidé de faire un compromis en pensant aux civils, après avoir compris que la situation s'aggravait et conduisait à encore plus de problèmes".

Le groupe soufi modéré a joué un rôle majeur dans la lutte contre les islamistes radicaux shebab, soutenus par Al-Qaïda, dans le Galmudug. Il a contrôlé ces dix dernières années les villes principales de la région, restée grâce à lui largement à l'abri des attaques des shebab.

En 2017, le sheikh Shakir avait accepté de rejoindre l'administration régionale, mais il s'en était plus tard distancé en raison de désaccords avec son président.

Il avait ensuite donné son accord à une nouvelle élection soutenue par le gouvernement fédéral, avant de changer d'avis et d'accuser ce dernier de manipuler le processus pour imposer une personnalité qui lui soit fidèle.

La Somalie est plongée dans le chaos depuis la chute de l'autocrate Mohamed Siad Barre en 1991, et doit notamment faire face depuis 2007 aux insurgés shebab, qui mènent de nombreux attentats contre des cibles civiles et militaires.

AFP

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