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En Guinée-Bissau, une mystérieuse hécatombe de vautours

Des centaines de vautours sont morts pour une raison mystérieuse ces derniers jours en Guinée-Bissau, ont indiqué mardi les autorités, qui ont recommandé aux populations d'éviter les contacts avec les cadavres des rapaces pour écarter les risques de contamination dans l'attente des résultats d'analyses vétérinaires.

Des dizaines de vautours morts ont notamment été retrouvés aux abords de l'abattoir principal de Bissau, où ils rôdent habituellement en grand nombre pour se nourrir de déchets de viande, ont indiqué des ouvriers de l'établissement.

Le phénomène a touché depuis environ une semaine plusieurs régions de cette ancienne colonie portugaise d'Afrique de l'Ouest au climat tropical, notamment Bafata (est), Quebo (sud) et l'archipel des Bijagos (ouest), avant d'atteindre la capitale.

"J'ai été avisé par des bouchers et la population de la découverte des carcasses de vautours. Au total, on en a dénombré une centaine, mais nous n'avons pas encore une source médicale ou vétérinaire pour nous donner les raisons (expliquant) autant de morts de vautours", a déclaré à la presse le gouverneur de la région de Bafata, Dundu Sambù.

Quelque 135 rapaces ont été incinérés lundi dans cette région, à l'écart des zones habitées et sous la surveillance des autorités sanitaires et de représentants de l'Etat, selon le journal bissau-guinéen O Democrata, qui estime à plus de 240 le nombres de rapaces morts ces derniers jours dans le pays.

Des prélèvements ont été effectués et seront analysés dans un laboratoire de Dakar, au Sénégal voisin, afin de déterminer s'il s'agit d'"une grippe aviaire ou non", a déclaré à l'AFP un responsable national des services vétérinaires, Mboma Baldé.

Les populations ont été invitées à éviter tout contact avec les oiseau morts et à empêcher les animaux domestiques de s'en approcher ou de s'en nourrir, a indiqué le gouverneur de Bafata, cité par O Democrata.

Dans les îles des Bijagos, au large de Bissau, où le vautour est un animal totem, des habitants ont sacrifié des poulets et répandu de l'huile de palme sur l'autel lors de cérémonies traditionnelles pour conjurer ce qu'ils estiment être une malédiction, a expliqué à l'AFP le fils d'un féticheur local.

AFP

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