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Derrière l'affaire Pistorius, des milliers d'autres «qui restent impunies»

L'affaire Pistorius a permis, une nouvelle fois, d'alerter l'opinion publique et les responsables politiques sud-africains sur le problème endémique des violences faites aux femmes dans le pays, rapporte le site Les nouvelles news

Rien que pour l'année 2011, la police sud-africaine dénombrait déjà 7 meurtres de femmes chaque jour à l'échelle nationale, et un viol toutes les 17 secondes.

Des chiffres impressionnants, d'autant plus qu'ils ne prennent pas en compte l'autre danger qui guette les femmes au quotidien: celui des violences domestiques, monnaie courante en Afrique du Sud.

L'affaire Sexwale, du nom de la femme d'un ministre contre lequel elle a porté plainte récemment pour violences conjugales, témoigne d'une réalité qui n'épargne aucun milieu social.

Pour Amanda Gouwns, de la Commission sud-africaine pour l'égalité des sexes, «l'affaire Pistorius, dans la mesure où elle est très médiatisée, aboutira sans doute. Mais il y a des centaines, des milliers d'autres, qui restent impunies».

Cette dernière regrette le silence du président Jacob Zuma, lors de son discours sur l'état de la nation, sur les violences touchant spécifiquement les femmes, et sur les «64.000 viols commis rien qu'en 2012 dans le pays».

Et le site de rappeler que Jacob Zuma lui-même, lorqu'il n'était que vice-président en 2006, avait fait l'objet d'une plainte pour viol, avant d'être acquitté.

 

Lu sur Les nouvelles news

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