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Nadir Dendoune, reporter franco-algérien emprisonné en Irak

Un journaliste de plus sous les verrous. Le reporter Nadir Dendoune, de nationalité à la fois française, algérienne et australienne, est le nouveau visage du journalisme baillonné.

Arrêté en Irak le 23 janvier alors qu’il photographiait sans autorisation un quartier de Bagdad, cela fait maintenant deux semaines que l'homme âgé de 40 ans est emprisonné.

Il vient de comparaître, le 5 février 2013, devant un juge de la capitale irakienne, annonce Le Point.

Selon Le Point toujours, «le reporter a pu "donner sa version des faits" durant sa comparution, selon un témoin qui a requis l'anonymat. "Il est apparu cohérent bien qu'affaibli"». 

Sur Facebook, réseau social sur lequel il a lui-même fait savoir qu’il se portait bien, ses proches se sont mobilisés, dès le début de son incarcération, pour sa libération.

Selon une source consulaire citée par l’AFP, Nadir Dendoune aurait été arrêté alors qu’il photographiait des «sites sensibles appartenant au dispositif sécuritaire» et plus précisément selon Le Point, un «QG des services de renseignement irakiens, ainsi que des barrages de la police et de l’armée».

Selon France 24, Nadir Dendoune, qui collabore notamment avec l’Humanité et le Courrier de l’Atlas, était en Irak pour couvrir le 10e anniversaire du début de la guerre irakienne pour le compte du Monde diplomatique.

Dendoune avait un visa de journaliste mais il ne se serait pas, selon le consulat français, «déclaré auprès des autorités locales et (…) demandé les autorisations pour prendre des photos».

France 24 revient sur l’engagement de ce journaliste à la fois casse-cou —il avait réussi l'ascension de l'Everest— et militant.

Mobilisé pour les droits des immigrés en France et pour les Palestiniens, il avait publié une tribune dans laquelle il reprochait à Canal + d’avoir censuré le T-shirt «Palestine» qu’il portait lors de son passage dans une émission de la chaîne.

Lu sur France 24 et Le Point 

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