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Algérie: des "détenus du Hirak" ayant purgé leur peine sortent de prison

Quatre manifestants du mouvement ("Hirak") de contestation en Algérie, condamnés à 6 mois de prison pour pour avoir brandi un drapeau berbère, sont à leur tour sortis de prison lundi, après avoir purgé leur peine, a constaté un journaliste de l'AFP.

Au total, une trentaine de manifestants et militants arrêtés entre fin juin et début juillet pour des faits similaires ont été libérés depuis une semaine, à l'issue de leur peine de six mois d'emprisonnement, assortie pour partie du sursis pour certains d'entre eux.

Tous avaient été condamnés pour ""atteinte à l'intégrité du territoire", un crime passible de dix ans de prison, après avoir été arrêtés en possession de drapeaux amazigh (berbère), emblème interdit quelques jours plus tôt dans les manifestations du "Hirak" par les autorités.

Environ 140 manifestants, militants ou journalistes, arrêtés dans le cadre du "Hirak", notamment pour des écrits sur les réseaux sociaux ou pour le port de l'emblème amazigh, sont toujours incarcérés, en détention provisoire ou condamnés à des peines d'emprisonnement.

Cet emblème - dont aucun texte n'interdit le port ou la détention en Algérie - était largement brandi lors des manifestations hebdomadaires pacifiques massives, à Alger et dans le reste du pays.

Depuis le 22 février, ces manifestations réclamaient le départ du président Abdelaziz Bouteflika --qui a démissionné en avril après 20 ans au pouvoir--, puis celui de l'ensemble du "système" dirigeant l'Algérie depuis son indépendance en 1962.

Le général Ahmed Gaïd Salah, chef d'état-major de l'armée qui a assumé, jusqu'à son décès le 23 décembre, le pouvoir depuis le départ de M. Bouteflika, a interdit le 19 juin tout autre drapeau que l'emblème national dans les manifestations hebdomadaires du "Hirak".

La plupart des tribunaux du pays ont acquitté les "porteurs de drapeaux" amazigh, parfois après plusieurs mois de détention provisoire, mais un tribunal du centre d'Alger a prononcé de nombreuses peines d'emprisonnement ferme.

AFP

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