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Angola - Le death metal, le meilleur moyen d'exorciser la guerre civile (VIDEO)

L’Angola est décidément en pleine transformation musicale. Après le kuduro, ce mélange de musique électronique et de rythmes angolais, dont l’un des porte-drapeaux est le fils du président Dos Santos lui-même, c’est la scène locale de heavy metal qui fait parler d’elle.

Un documentaire de Jeremy Xido, Death Metal Angola, tout juste présenté au festival international du film de Dubaï en décembre 2012 —et programmé au Festival du film de Rotterdam les 28 et 29 janvier 2013—, dresse un état des lieux de la scène hard rock locale.

«Le hard rock n’est pas moins angolais (ou africain) que le Kuduro, et en se focalisant sur le passé et la guerre civile, ce type de musique refonde l’identité angolaise, de la même manière que le Kuduro» explique le blog Africa is a country.

Une musique qui permettrait de parler du passé violent de l'Angola. «Notre musique est agressive et donc elle peut parler de la guerre», «c’est comme si nous poussions un cri, un cri de révolte» témoignent ainsi des musiciens de hard rock dans le film de Jeremy Xido.

Le documentaire s’intéresse en particulier au parcours d’un couple angolais bien décidé à monter le premier festival de rock du pays, un vrai «petit Woodstock».

Malgré son relatif succès, le mouvement est en complet décalage avec le paysage musical de l’ancienne colonie portugaise. Pour Africa is a Country, les Angolais trouvent en général ce genre de musique trop brutale.

Lu sur Africa is a country

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