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Burkina : l'Etat islamique revendique l'attaque de la base militaire d'Arbinda

Le groupe Etat islamique en Afrique de l'Ouest (ISWAP) a revendiqué vendredi l'attaque de la base militaire d'Arbinda au Burkina Faso, dans laquelle sept militaires ont été tués mardi, selon SITE Intelligence, un organisme américain de surveillance des mouvements extrémistes.

L'ISWAP n'a pas revendiqué en revanche la mort des 35 civils, dont 31 femmes, également tués mardi dans la ville d'Arbinda, faisant de cette action, avec 42 morts au total, l'attaque la plus meurtrière subie par le Burkina Faso depuis le début des violences jihadistes il y a cinq ans.

"Un des chevaliers du martyr a fait exploser son véhicule chargé d'explosifs dans la base militaire (...) puis des soldats du califat ont attaqué la base (...) pendant plusieurs heures (...) tuant sept éléments", selon le message de l'ISWAP publié par SITE, traduit de l'arabe en anglais.

L'ISWAP est une faction du groupe jihadiste nigérian Boko Haram affiliée à l'Etat islamique.

L'attaque d'Arbinda, une commune rurale de la province du Soum, dans le nord du Burkina, a été lancée mardi à l'aube "par plus de 200 individus lourdement armés, à bord de pick-up et de motocyclettes", et a "duré près de trois heures", avait expliqué à l'AFP une source sécuritaire.

"Pendant que le détachement (militaire) essuyait des tirs nourris, un autre groupe d'individus armés s'en est pris aux populations civiles, majoritairement des femmes, dont des personnes déplacées qui avaient trouvé refuge à Arbinda", avait précisé une autre source sécuritaire.

Six civils et une vingtaine de soldats ont aussi été blessés lors de l'assaut, selon le gouvernement burkinabè, qui a décrété deux jours de deuil national, mercredi et jeudi.

L'armée burkinabè a revendiqué avoir tué "80 terroristes" dans sa riposte aux assaillants.

Les attaques de plus en plus nombreuses et meurtrières perpétrées au Burkina Faso sont rarement revendiquées, mais attribuées à des groupes armés jihadistes, certains affiliés à Al-Qaïda et d'autres au groupe État islamique. 

Depuis 2015, elles ont fait près de 750 morts, selon un décompte de l'AFP, et environ 560.000 déplacés et réfugiés, d'après l'ONU.

La commune d'Arbinda, située à 90 km de Djibo, chef-lieu de la province du Soum, et sa région ont régulièrement été frappées cette année par des attaques jihadistes visant aussi bien les civils que les forces de l'ordre.

Toute la région du Sahel, en particulier le Mali, le Burkina Faso et le Niger, est confrontée à des attaques jihadistes, que ces pays ne parviennent pas à enrayer, malgré un fort soutien international, dont celui des 4.500 hommes de la force française antijihadiste Barkhane.

AFP

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