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Nigeria: libération d'un ancien conseiller

Un ancien conseiller présidentiel à la sécurité nationale détenu depuis quatre ans, a été libéré sur ordre du gouvernement nigérian pour se conformer à plusieurs décisions de justice, a-t-on appris mercredi auprès d'une source sécuritaire et des médias locaux.

Le colonel Sambo Dasuki "a été libéré mardi soir et a depuis retrouvé sa famille à Abuja", a déclaré à l'AFP un officier supérieur de l'agence nationale de renseignements (DSS), qui détenait cet ex conseiller de l'ancien président Goodluck Jonathan.

"La justice avait accordé une libération sous caution à Dasuki", a-t-il ajouté sous couvert d'anonymat. "Il peut voyager à l'étranger pour des soins médicaux mais avec la permission du tribunal car son procès est toujours en cours".

Plusieurs médias nigérians ont depuis relayé la libération du colonel Dasuki et publié des photos de ses retrouvailles en famille le soir de Noël.

Le Nigeria était sous le feu des critiques ces dernières semaines en raison de la détention prolongée par la DSS de plusieurs personnalités malgré des décisions de justice ordonnant leur libération sous caution.

Le gouvernement avait annoncé mardi avoir demandé sa libération, ainsi que celle journaliste et opposant Omoyele Sowore, lui aussi détenu par la DSS malgré de multiples décisions de justice réclamant sa libération sous caution, et libéré quelques heures plus tôt.

"J'ai ordonné aux services de sécurité de l'Etat de se conformer à l'ordonnance (judiciaire, ndlr) accordant une mise en liberté sous caution aux accusés et de procéder à leur libération", avait déclaré dans un communiqué le ministre de la Justice, Abubakar Malami.

"Les deux accusés sont tenus de respecter les conditions de leur mise en liberté sous caution et de s'abstenir de tout acte susceptible de contrevenir à la paix publique et à la sécurité nationale ainsi qu'à leur procès en cours", avait-t-il ajouté.

Le colonel Sambo Dasuki, ancien conseiller à la sécurité sous la présidence Jonathan, était incarcéré depuis 2015 et accusé d'avoir détourné deux milliards de dollars du budget de la Défense.

Ces fonds auraient servi à financer la campagne présidentielle de M. Jonathan en 2015 et à acheter des armes et des équipements militaires pour lutter contre le groupe jihadiste Boko Haram dans le nord-est du Nigeria. 

Goodluck Jonathan avait finalement perdu la présidentielle contre Muhammadu Buhari, qui a lancé une vaste campagne pour tenter d'éradiquer la corruption généralisée dans l'administration nigériane. 

Mais ses détracteurs accusent l'actuel président de mener une chasse aux sorcières visant surtout des membres de l'opposition et du gouvernement de l'époque Jonathan.

AFP

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