SlateAfrique

mis à jour le

Centrafrique - Le Séléka dément une violation délibérée du cessez-le-feu

La coalition de rebelles du Séléka en Centrafrique a démenti le 24 janvier avoir violé les accords de cessez-le-feu de Libreville, selon le site de la radio centraficaine Ndeke Luka

L’un des porte-parole de la coalition, Christophe Gazambeti, a affirmé que la prise des villes de Kémbé et Djimbi (centre-est), les 20 et 21 janvier, est le fait «d’éléments incontrôlés».

«Depuis 3 jours, nous avions été alertés que 3 véhicules avec 50 hommes ont effectué une descente sur Djimbi. Ils ont emporté une somme de 150.000 francs CFA et un groupe électrogène. Ce sont des éléments incontrôlés qui n’ont reçu des ordres de personne. Ces derniers ont aussi fait irruption à Kémbé. De là, ils ont cassé la maison carcérale et libéré les prisonniers», se défend le porte-parole du Séléka.

Selon Le journal de Bangui, les témoignages concordent sur le fait que les rebelles positionnés à Djimbi et Nkélé se seraient livrés à des pillages de bâtiments administratifs, de maisons ainsi que des orpailleurs.

A moins de 200 kilomètres de là, les habitants de Bangassou ont fui dans la brousse par peur des exactions.

Cette initiative se justifie d'autant plus, pour Afrik.com, que la population de Bangassou est depuis longtemps «meurtrie par les rebelles ougandais de Joseph Kony».

La coalition du Séléka aurait réagi depuis, assure Christophe Gazambeti. Une équipe serait partie chercher les dissidents pour les ramener sur Bambari, les désarmer et les exclure définitivement de l'Alliance, rapporte Radio Ndeke Luka.

Le communiquant a ajouté que la rébellion allait «sensibiliser ses troupes» pour mieux protéger la population d'éventuelles exactions. Une «caravane de la paix» est même envisagée.

La population centrafricaine était fortement soulagée à l'annonce du cessez-le-feu du 11 janvier, estime Afrik.com. Alors pourquoi ces pillages?

 «Est-ce-parce que le nouveau gouvernement n’est pas encore constitué pour résoudre les choses?» se demande Afrik.com.

En effet, parmi les conditions de la rébellion pour accepter de lâcher les zones occupées figurait la nomination d'un nouveau Premier ministre civil, et le renouvellement du gouvernement.

S'il y a bien, depuis le 17 janvier, un nouveau Premier ministre de transition, maître Nicolas Tiangaye, l'équipe gouvernementale reste inchangée pour le moment, relève Radio Ndeke Luka.

Lu sur Radio Ndeke LukaAfrik.comLe journal de Bangui

A lire aussi

Comment sortir la Centrafrique du chaos

Centrafrique: François Bozizé joue avec le feu

Centrafrique - les troupes d'Afrique du Sud volent au secours de Bozizé