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Maroc - La fermeture de l'hebdomadaire Actuel est un vrai signal d'alarme

L'hebdomadaire marocain francophone Actuel publiait son dernier numéro le 5 janvier 2013. Jeune Afrique revient sur cet évènement, un «signal d'alerte» pour nombre de journaux du Royaume chérifien.

  «Le contexte économique marocain particulièrement difficile, en 2012, a conduit les principaux annonceurs à couper dans leurs budgets publicitaires au point de mettre certains titres de presse en difficulté», rapporte Yabiladi.

Selon Yabiladi, l’hebdomadaire a été lancé en 2009 pour concurrencer l'autre magazine francophone Tel Quel. La fermeture d'Actuel est pourtant bien un "Signal d'alarme" selon l'éditorialiste de Tel Quel, qui s'adresse autant à la presse qu'aux lecteurs.

Avec une circulation totale des journaux qui stagne depuis 2008 selon l'Organisme de la justification de la diffusion du Maroc, la diffusion moyenne est de trois exemplaires par an et par habitant.  Un chiffre bien moins élevé que celui de l'Algérie, rapporte Jeune Afrique.

En effet, le développement des sites web d'infos gratuits vient perturber la diffusion de la presse payante, et son financement par la publicité, plus attirée par le web.

Mais le problème vient aussi de ce que ces journaux sont francophones, dans un pays très majoritairement arabophone, relève Jeune Afrique. 

Pour Aziz Boucetta, éditeur du site Panoramaroc Â«depuis le Printemps arabe, l'argument qui consistait à cibler, via l'utilisation de la langue française, les cadres et les professions supérieures (ndlr) fonctionne de moins en moins».

Pour Karim Boukhari, éditorialiste de Tel Quel, au-delà du magazine Actuel et du papier, c'est l'indépendance de la presse marocaine qui est en jeu.

«Le Maroc, qui a eu tant de mal à enfanter une presse indépendante digne de ce nom, est évidemment concerné.»

Mais l'avènement du web et de la gratuité dans une certaine mesure, ont permis aussi de redonner, selon Tel Quel, une certaine liberté au lecteur, qui impose de plus en plus ses choix. 

Et dans ce contexte, «si la presse papier perd en vente, elle gagne, en revanche, en influence et en impact, en recrutant dans le même temps des lecteurs nouveaux, supplémentaires», conclut l'éditorialiste.

Lu sur Jeune AfriqueTel QuelYabiladi

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Surtitre: 
Jeune Afrique
Date: 
Tue, 2013-01-22 15:30
auteur: 

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